‹ Histoire de la république de 1876 à 1879Chapitre 3 sur 71 · AV1HT-PB0P · texte numérisé non relu

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exposé À dévoiler des plaies un peu partout.

Pour mon compte, et sans braver l'opimon publique, je ne saurais lui subordonner tout à fait mes jugements. Les susceptibilités des partis ne sauraient pas davantage m'impressionner. Les partis politiques sont orgueilleux, passionnés et parfois féroces. 11 ne faut pas s'étonner qu'ils soient injustes. Tout ce qu'on peut exiger d'eux, c'est qu'ils soient sincères. C'est leur honneur; et il n'est que là. Encore pourrait^on demander qu'ils soient éclairés et de sain jugement. A ce compte seulement, leur appréciation sur l'œuvre de l'historien peut avoir du prix.

Dans la poursuite de l'ouvrage que j'ai entrepris, j'ai une grâce spéciale à demander désormais an pubhc. Depuis la date à laquelle s'ouvre le livre que je lui soumets, jusqu'à son achèvement, c'est-à-dire jusqu'à l'élévation à la Présidence de M. Jules Grévy, je suis nécessairement un peu en scène, par la raison que j'ai fciit partie du gouvernement en qualité de ministre de l'tntérienr, pendant presque toute cette période; et que, dans les intervalles où j'ai cessé

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d'être Hiinûtre, les eirconsUnces «'ont hit tm rôle un peu tm vue. Je serai àome dans l'sMgadan d^cate de parler de aoi. J« «'ea«x«ase, SUIS avoir besoin, je pense, d'affiraMrqœ cetle nâoessité n'influencera pas mes jngemeMs. Sana trop «1 thtrcher ie motif, je puis dîre«)««, dast Les atfûrea publiques auxquelles j'ai été m^, je a'aijamais mis beaucoup de moi < — - peut-être pa« assez. Cela a pu me nuire, mai* aussi cela me oead l'impartialité plus fadle.

Il sembla qu'il en devrait être de mâme de la part des partit à mon égard. Et pourtant il n'«D est rien. Les partis politiques, en eela, sont femmes. Ils n'admettent pas qu'on ait l'air de ne pas apereevoir leurs beautés. Qui les néglige ou lee jnge sanv complaisance, n'est pas un bom citoyen ; et s'il se mêle d'écrire leur faittolre, même avec ses tares, il ne peut être qu'un méchant écrivain.

Pour mon compte, je pense que, au miUeo des péripéties souv^t tumoltneuses qui ont bouleversé notre pays depuis plus d'un «^ie, laa Français ont subi des entraînements presqîne

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irrésistibles, qu'ib ont obéi à des mobiles très divers, qui n'étaient pas tous indignes de la beauté morale de la race. Leur plus grand tort a été dans le péché d'ignorance, et dans la légèreté d'esprit avec laquelle ils ont subi des influences funestes et accepté des enseignements corrupteurs. Il ne sied d'ailleurs i personne de se croire autorisé à condamner ses concitoyens, sauf les traîtres; parce qu'il n'est pas, à ma connaissance, de catégories de Français qui n'aient des reprocbes à se faire à l'égard de la Patrie Française. Tous, à mon sens, ont le devoird'étre modestes.

Plus qu'à personne, ce devoir m'est imposé.

Je m'efforce de le remplir. En revancbe, je demande un peu d'indulgence.

De Mabcère.

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