CHAPITRE V
LA QUERELLE BELICIEUSE
Dans un de ces entretiens plus ou moins intimes que j'avais avec M. Thiers durant sa présidence à Versailles, il me dit un jour: *J'ai toujours pensé que la politique de la France devait être catholique. Je crains les divisions religieuses. Ce sera la lutte la plus horrible. Je redoute cela pour nous. « Peutêtre M. Thiers avait-il, à ce sujet, des lumières particulières? Je l'ignore, En tous cas, il ne soupçonnait cependant pas jusqu'à quel point les réalités devaient plus tard dépasser ses prévisions, ni les desseins poursuivis avec une prodigieuse habileté par la secte maçonnique, et dirigés contre l'existCDce même de la religion catholique.
Beaucoup plus tard même, et à la date précise de ce récit, la querelle religieuse n'avait pas, aux yeux du puhlic et dans le champ de la politique, le caractère qu'elle a pris depuis. Elle paraissait alors être circonscrite sur le terrain mal défini de ce qu'on appelait le libéralisme, entre l'esprit laïque et les excès prétendus ou réels du zèle ecclésiastique. La question était, semble-t-il, d'ordre purement clérical, comme on disait dès ce temps-là.
Les ressentiments occasionnés par l'usurpation