IM HISTOIBE DE LA RÉPUBLIQUE
qu'à un cabinet libre de 8on action et résolu à gouverner suivant les principes républicains, qui peuvent seuls garantir l'ordre et la prospérité au dedans et ta paix au dehors, et passe à l'ordre du jour : signé par Devoncouz et Lepère. ■
C'était l'ordre du jour proposé la veille au Grand- Hôtel, et adopté alors par la réunion des Gauches, moins te Centre gauche.
L'eussé-je voulu, il m'eût été impossible de suivre le conseil qui m'avait été envoyé la nuit précédente, et d'essayer d'enrayer le mouvement. Dès ce moment, le câble était rompu. Contre le gré du Maréchal, la vieille querelled'ordre constitutionnel avait repris feu. D'un côté se retrouvaient les adversaires intransigeants de la République, partisans des Régimes monarchiques d'espèces variées ; de l'autre côté le parti républicain tout entier, animé, les uns d'esprit de violence, d'autant plus vif qu'ils s'étaient crus plus près de mettre ta main sur le Pouvoir; les autres, irrités d'une agression qu'ils jugeaient sans excuse : tous unis pour la défense des institutions qu'ils croyaient menacées. Le résultat 6nal fut de resceller l'alliance des groupes républicains >qui tendaient déjà à se séparer.
D'autre part, et comme une conséquence forcée de la situation, le Maréchal allait être contraint de remettre le gouvernement aux mains d'ennemis invétérés et connus de la République, ce qui allait donnera l'acte du 16 mai un caractère d'agression contre la toi coDStîtutîonnelle elle-même, et de quaïi révolution.
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