‹ Histoire de la République de FlorenceChapitre 167 sur 230 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

ROüVELLBS GUERRES EN ITALIE. — PARTIS DIVERS A FLO- RENCE ET DIFFICULTÉS DU GOUVERNEMENT. — GUERRE AVEC PISE ET AVEC LES VÉNITIENS.

Après Savonarola, dont la mort faisait dire à Machiavel que tous les prophètes désarmés finissent mal (1), l’État tombe dans la langueur, et nul esprit ne succède pour le gouvernement, à cet homme illustre. De nouveaux périls allaient lier Florence à l’Italie ; la république ne pouvait plus s’isoler, et les proportions de la Péninsule où elle avait joué un rôle étaient détruites. On vil ici la force morale de vieilles institutions lutter seule quand tout s’écroulait. Florence, Venise elle pape, restaient debout; Naples, Milan, la Romagne, étaient à terre. Les affaires de Pise furent une des causes des guerres; Pise brouilla les Vénitiens et le duc de Milan, et poussa les premiers à aider la France.

Savonarola, mais des notes anonymes au bas, déclarent que le procès authentique a été falsiBé, comme on le disait i Florence, i ce que rapporte Guicciardini. Ce procès est une longue et lourde accusation contre Saronarola avec ses aveux ; Savonarola raconte ses projets politiques, dément ses prophéties qu’il attribue au hasard et avoue ce qu’on veut. Voyea ou plutôt ne voyez pas Stepbani Baluzii roiscellanea aucta opéra Mansi. C’est Mansi qui a donné ce procès i la Qn du tome 4.

(1) Busini leitera is.

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