‹ Histoire de la République de FlorenceChapitre 172 sur 230 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

capUaine-généraKl) , César porte secours à Pise, entre sur le territoire de Bologne, et vient vers Florence, ùla n-untière ! Florence lui envoie trois ambassadeurs, Pierre Sodcri' ni, Alamanno Salviali et Jacopo Nerli j mais Valentinuis veut qu’on resserre le gouvernement; il ne peut s'entendre avec les ambassadeurs et espérant surprendre la ville divisée, il s'en approche ; le peuple voulait le combattre et l'écraser, mais le gonfalonier tremblait (2) ; enfin Valentinois(mai 1501) craignant toujours le roi de France, se retire avec l’argent que les Florentins lui donnent (3), et se décide bientôt à accompagner l’armée française daus son expédition à Naples.

La trahison était partout : Gonsalve trahissait le roi de Naples, Frédéric, par les ordres de Ferdinand dont la perfidie venait surpasser celle des Italiens. Guicciardini blâme justement le roi de France d’avoir préféré la guerre et un partage du royaume de Naples à l'hommage que Frédéric offrait de lui faire de son royaume. Par un traité (1501) le roi convient avec Maximilien d’une guerre contre Venise et d’un concile.

Florence fait aussi un traité avec le roi de France, mécontent dès négociations ' que l’empereur ouvre bientôt avec cette république. La guerre de Pise, suspendue par la crainte qu’inspirait Maximilien , est reprise (1502). La république se décide, après tant d’argent dépensé dans cette guerre, à ruiner le pays de Pise, et à prendre cette ville par la famine et la lassitude; le peuple ne votilait pas la magistrature des Dix de la guerre , et empêchait tout. Mais la révolte d'Arezzo, soulevée par les amis des Médicis, celle de Corlona et d’autres terres, rendent aux citoyens leur confiance dans le talent ; on rétablit les Dix de la guerre, etSoderini va trouver le roi à Milan (4). Florence accusait les Borgia du soulèvement d’Arezzo, bien que leur inimitié contre les Orsini, les rendit peu favorables à Pierre de Médicis. Le roi, inquiet de leur ambition»

(I) Cimbi. 1501.

(») Cambi. 1501.

(S) Nerli, lib. S. Cambi «

(I) Nerli, lib. v. V.

informé de la guerre de ses Français avec les Espagnols dans le royaume de Naples, voulait retenir César Borgia. César avait nommé armie eccUsimtique la bande avec laquelle il ravageait, pillait et soumettait les villes. Louis Xll voulait le dépouiller de la Romagne, en disant qu'une entreprise contre Borgia était aussi sainte qu’une entreprise contre les Turcs. Le roi reprend Arezzo, la restitue aux Florentins (mai 1S02), et Machiavel se rend à Arrezzo pour surveiller la restitution.

Remarquons que cette même année, le 15 avril, le grand conseil, au nombre de onze cent- quatre-vingts membres, créa le tribunal ou la ruota de la justice, coiU' posé de cinq juges qui résidèrent dans le palaisdu podesta; un des cinq juges était podesta au sort pour six mois. Ils eurent cinq-cents sciidi d’or par an, et le podesta en, obtint qnatre-cents de plus durant les six mois. Pour la sentence il fallait l’accord de quatre voix. Le capitaine et l’appel au capitaine furent supprimés ; on en appela aux cinq juges mêmes. Cambi dit qu’on avait alors besoin de justice, et qu’on n”en faisait aucune par la crainte que les citoyens avaient les uns des autres

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