‹ Histoire de la restauration, 1814-1830Chapitre 154 sur 177 · LIVRE CINQUIÈMK i · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈMK i

jusqu'à 1.1 violation de la Charle. C'est à ce résultat cepeii- (laiit que les conduisait la politique de M. de Polignac; ils donnèrent leur démission pour ne pas le suivre. Le roi fit alors appel à M. deChantelauze, premier président de la Cour de Grenoble, qui ne consentit à devenir ministre de la justice qu'après avoir longtemps résisté aux obsessions de la famille royale; puis M. de Peyronnet, que Cbarles X fit ministre de l'iutérieur, en disant : « C'est l'homme qui peut le mieux réussir dans les élections; il donnera un coup de fouet à l'opinion. » M. de Peyronnet, ancien collègue de M. de Yillèle, élait encore plus impopulaire que lui, surtout depuis qu'on savait ce dernier contraire à la politique ministérielle. Quand ou vit M. de Polignac s'associer un tel collaborateur, il n'y eut plus de doute sur ses intentions. Cette nomination mit le comble à l'animosité des partis. Quant au roi, tout fier de son choix, il disait : « Ce qui a toujours manqué, c'est l'audace d'élever son drapeau; eh bien, le nom seul de M. de Peyronnet est un drapeau que j'élève. » M. de Montbel, ayant quitté l'intérieur, passa aux finances en remplacement de M. (le Chabrol. On créa enfin un minisière des travaux publics, à la tète duquel on plaça le baron Capelle, préfet de Versailles.

C'est ainsi que le cabinet fut définitivement constitué le 20 mai, en vue de l'œuvre impolitique conçue par Charles X et par M. de Polignac. Trois jours avant la nomination des nouveaux ministres, l'organe officiel avait publié une ordonnance royale prononçant la dissolution de la Chambre et convoquant les collèges électoraux : ceux d'arrondissement pour le 23 juin, ceux des départements pour le 3 juillet. Les Chambres étaient convoquées pour le 3 août suivant. Lorsque ces désastreuses mesures furent rendues publiques, le général de Bourmont était en route pour Alger, à la tète d'une armée que le roi de France envoyait contre le dey pour venger l'ollense faite par ce souverain au drapeau national. Avant de montrer les funestes consé-

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