‹ Histoire de la restauration (volume 2)Chapitre 118 sur 172 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

... DE LA SESSION DE 181 S. — LE B II DG ET. — CON VF.NTION FINAN- CIERE AVEC LES ETRANGERS. — nÉLIVRANCR OC TERRITOIRE.

Nons devons ici retourner sur nos pas pour achever le récit de la session de 1817-1818, pendant laquelle la loi sur le Concordat, dont nous venons de terminer l'histoire, avait été envoyée à la Chambre. La commission du budget était trèsfortement composée. Toutes les nuances de la Chambre y étaient représentées d'une manière égale ; le parti ministériel par six membres, au nombre desquels on comptait MM. Roy, Beugnot et le duc de Gaëte, président de la commission ; la droite par six membres, parmi lesquels on remarquait MM. de Villèle, de Corbière, Benoist et de la Bourdonnaye ; les indépendants par six membres, entre autres par MM. Laffitte et Casimir Périer. Les questions financières gagnèrent beaucoup à la présence de toutes les notabilités financières de la Chambre

m) SESSION DE 4817-1818.

dans l£ucominissiou où devait avoir lieu la première élaboration du budget. Toutes les questions furent préparées et approfondies et la Chambre put aborder avec entente et indépendance la discussion des diverses dispositions de la loi des finances . sur laquelle elle adopta presque toujours les propositions formulées par sa commission.

Les détails où nous sommes entré sur la discussion des budgets précédents nous dispensent de descendre à des détails nouveaux sur le budget ordinaire de 1818. Il en est un peu des dépenses d'un État conune de celles d'une famille : quand elles sont fixées siu* un certain pied et réglées d'après des besoins qui reviennent chaque année, elles ne sont plus guère discutées que parles esprits chimériques. 11 ne manque pas de gens en effet qui poursuivent la pierre philosophale d'irréalisables économies, en se faisant illusion à eux-mêmes, ou eu cherchant à faire illusion aux masses; celles-ci, on le sait, ne regardant jamais que le total sans s'arrêter à considérer le détail qui l'explique, et faisant un retour sur l'exiguïté de leurs propres revenus, ne veulent jamais admettre la nécessité annuelle d'une somme si énorme pour les dépenses de TÉtal.

Malheureusement pour la France, elle avait à poiuifoir à d'autres dépenses qu'aux dépenses ordinaires. J'ai parlé du nombre immense de réclamations particulières que les sujets étrangers lésés par TEmpire avaient faites contre notre trésor, et du chiffre fabuleux auquel le total de ces créances s'élevait; il ne s'agissait de rien moins que d'un milliard six cents millions. Une commission de liquidation, d'abord présidée par M. Dudon qu'écarta bientôt le duc de Richelieu, ensuite par M. Mounier, avait été nommée, et elle avait eu à s'entendre avec une commission étrangère présidée par M. Barbier, directeur des finances de l'Autriche, et formée des représentants de toutes les puissances dont les sujets élevaient des réclamations contre notre trésor; c'est-à-dire de l'Angleterre, d'Anhalt, de Bade, de Ba-

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