‹ Histoire de la restauration (volume 2)Chapitre 71 sur 172 · NÉGOCIATIONS POUR IN NOUVEAU CONCORDAT · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS POUR IN NOUVEAU CONCORDAT

et lai épargner tonte apparence de contradiction. Ses Yues avaient été M08 doote de saurer en France les débris de la religion et de l'Église, et S. M. apprécie comme elle le doit la position difficile où se trouvait alors le Saint-Siège; mais elle sait aussi que les dispositions prises dans des circonstances si diiférenteSy si orageuses pour l'Église de France» ne s'appliquent plus à sa position actueile, et que ce qui pouvait conrenir pour la sauver du naufrage ne suffirait plus pour sa régénération. »

La politique de la cour de France est ici clairement indiquée. Sans réclamer Tabolition positive et directe du concordat de 1801, elle voulait arriver respectueusement à un but analogue en signant avec le Pape un nouveau concordat qui abolirait de fait le premier en le remplaçant On pensait et on insinuait que la situation nouvelle faite à la France et à Rome par la restauration de la maison de Bourbon sur le trône de ses ancêtres réclamait de nouveaux arrangements également utiles au catholicisme et à la France.

Le 25 août 1816, le comte de Blacas signa à Rome un traité en quatorze articles qui, sauf quelques variantes, se rapprochait beaucoup du traité signé le 1 1 juin de Tannée suivante et qui porta le titre de concordat de 1817. Cette preoûère convention, quoique ratifiée par le Roi, ne devait pas être définitive. Le Pape, en l'envoyant à Paris, écrivit au Roi une lettre dans laquelle il élevait quelques réclamations relativement à deux points très-graves« Plusieurs évéqucs constitutionnels, après avoir abjuré leurs erreurs et obtenu ainsi du Saint-Siège l'institution canonique, les avaient reproduites; le Pape les signalait comme indignes du poste qu'ils occupaient. D'autres évoques, dans une position toute différente, avaient refusé au Pape, à l'époque du concordat de 1801 et depuis cette époque, la démission de leur siège que le Pape leur avait demandée, en vertu de l'obéissance promise au souverain pontife par serment dans l'acte de consécration. Quelque chose de plus, une grande partie d'entre eux s'étaient

attiré par des faits et des écrits une grave censure en se rendant coupables d'offenses contre la dignité pontificale. Le Pape, en annonçant que les premiers ne pouvaient être maintenus sur leurs sièges, déclarait que les seconds n'obtiendraient pas Tim^ titntion canonique s'ils étaient présentés pour les sièges nouveaux, avant d'avoir donné à l'Église et au Saint-Siège une satisfaction convenable. L'ancienne Église constitutionnelle et la petite Église continuaient ainsi à être la pierre d'achoppement de la situation. M. de Talleyrand-Périgord, ancien archevêque de Reims, avait proposé au Roi de demander, pour aplanir ces difficultés, que tous les évêques concordataires ou non concordataires donnassent également leur démission, afin que Ton pourvût intégralement à la nomination d'un épiscopat nouveau. La cour de Rome avait réclamé du temps pour réfléchir à cette nouvelle résolution qui avait par elle-même quelque chose d'irrégulier et d'insolite. Au commencement de 1817, cette affaire n'avait fait aucun progrès, et, M. de Blacas s'étant rendu à Paris pour demander des instructions nouvelles, on lui répondit que ce qu'il y avait de mieux à faire était de profiter de la disposition où paraissait être la cour de Rome d'admettre des modifications à la convention du 25 août 1816 pour négocier une convention nouvelle. Le 11 juin 1817, le comte de Blacas signa avec le cardinal Cousalvi l'acte suivan connu sous le nom de concordat de 1817 :

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