‹ Histoire de la restauration (volume 3)Chapitre 60 sur 122 · Le Courrier et le Constitutionnel · texte numérisé non relu

Le Courrier et le Constitutionnel

u— : . . . . -. - 1 : . : >. : -j - qi:-r ■?'e^t la passion

i i.:::!.. t-f y :•: -rîr. L..r î :.•::> 1 inipâtienoe de l'idée qui \..^ i =•:- :■-: >iit ".c^^r :-:-zii:»r 6rs obstacles matériels. D jrXÎ-LiL: r>: :•:*-: ?-::: i«rria fi l-n^ f&ÎL? ne se manifestaient f-iî iLiî'S:^::T qu-e ].i i*riîôr. e:, chiùîjr mttin, les feuilles que t-<iï ii5 - -ï :..2i2>er? jr^si-i-: oe L^uvraux brandons enflamni.f< dzi^ï uzt iUusTi-.rr TJt Tif^^t-che d*une guerre^ thiq-.ïr -UT iIj:? iir:v-«iîjr. rec-iti: îssc-2 incandescente pa^ ri t-ir.fnir . C . zzslt: itCi iTrÎTr z^Esqur toujcoirs dans les sitiUL. — îkas dr ce ferirr- >es .:-L:uls drs imbîtions pC'litiques se LiHL: k :-rs -"'.t- '•><-■-• v>s dr li i-ijè-îon rt'valisle et peut-ét U- i-r^-^'r^i-iTi::. Lr< ItI? i-t . -l'^me dni^ile qui, par lei 1...L.:::.:-. a>:-: a f.iu.br. atv>: : rrii^ersc-k ministère Riclk^ liru. >i*: l'jr.-iri.: h^-.-: iiv.y.ATÎrL.r qu». f^ar suite de la déC'^a.veiir du R'.î, d"iu:z\< r:'t-u\ t j^^ent recueilli les dépouillées mîuis^rritîies, r; Li j\:rs:::r; c'Esr^afne Irur paraissait lAoe b^j'Dar '>:oas::a oe irîiiirr îrur revanche. Au\ objurg'a— :k«u> o-.:::r: ct qu\ a ircilAÎ; li fiibiesse de M. de Yillêle et irs bi>i'.aUv.Lss >: M- ôt Ohiuaut-riand se mrlaît Téloge de MM. de :a B:uri:aua}e. de L&lou Vaut'lanc, Donnadieu, de YîtrvU--s, plus rcj-pre^. disaiv.n- i jtmer la grande partie qui âLâiî ?",u*rlr. 11 tU:: cliir çjr lt< impatients avaient kuX" pt-rsituiitl r:i*lriis:»r:^'el :.u: pr>er«âr>e. eî iîs pc*iissaient àl^ iv«uv dt !.î >::uA:::«n, pir.e qu'en «x.ceieranl sa marche ils e?pê-^ raien; irrl^ir âviv iljt . î^a^s ::»u>j îa presse de cette nuance -^ le /."*i/-*:?ï ::V:c Of >j;< i :^ù: i r«ru pî\< le seul à rappeler qu^^ la dn.'iu Dt y-: u^sd; f»AS .w .ir ;uî mt illeur ministère que celi*^ où le ArrAud tJLtnî de M. de ObÀîeaubriaûd se rencontrai- ^ avec 11 iTrand sens de M. de ViUrle. A mesure que les dépiL tes arri^aîruî à Puis f«v»iir la session, ils entraient dans cett-^ chaude almcispht-re, vu les entourait, et Tactiou de la pres^5-c et des salons s'eiercaiî sur eux.

RÉroase de san migcel aux thois notes. 333

Le danger de la i!;itualion que M . de Villèle avait cherché eu tain à pràveah", en insistant pour que M. Roy et M. de Serre restassent au ministère, seul moyen d'éviter un cabinet resune seule nuance et placé ainsi sur la pente des pasl'un parti, sans avoir de contre-poids et de force de iBce contre rentraluemcnl des idées exclusives, se dessinail de plus en plus. La droite était si forte dans la chambre, qu'elle s'exaltait elle-m^mc par le sentiment de sa puissance ; iiWlfùt la satisfaire pour pouvoir marcher, puisqu'elle dispooitde la majorité, mais cependant le mintstére oe pouvait se dissimuler qu'il y avait autre chose que les idées el les sentihkoIs de la droile en France ; de nombreux intérêts, alarmés lies cunséquences possibles de la gxierre , ne pouvaient se fcconrilier avec elle que s'il était bien démontré qu'elle élait inéïitHble, et que le gouvernement royal acceptait cette néces- 8té pohtîque sans l'avoir provoquée. De là les différences de conduite qui existaient entre ceux qui conduisaient les affaires du pays et ceux qui conduisaient les affaires de leur P«li, Les premiers tenaient compte des préoccupations des isiérêls, des résistances que l'on rencontrait dans plusieurs nuances de l'opinion. C'était assez de céder à l'impulsion des hénemeDls, il importait de ne pas la devancer.

Il fallait donc attendre la réponse du cabinet espagnol à la Wfi que le comie de Lngarde, noire ambassadeur, avait pré- «WÈe le 4 janvier 1823. Celles de l'Autriche, de la Prusse et ^ la Russie, dont on connaît la teneur, avaient été remises ^M jours plus tard, le 6 janvier, par leurs ambnssadetu's 'Wpectifs. L'6'nitîerifl/,journal espagnol, publia, dès le ."i jan- •iw, lu note française, et malgré l'effervescence des passions '^s ce moment, la tranquillité ne fut pas troublée à Madrid. La réponse du ministre San Miguel aux notes des trois puis- '"icts du Nord fut hautaine et dédaigneuse, el il y eut daus " séance des cortès du 9 janvier une manifestation parle-

Wn, <te k RaUur. — I. vi. i3

jB^îïtiLÎre ^ é&t^esjiBist \tr «rpi^fç 4ec trcd? o&ors do Nord à éimim^àw kni;? pitese-^^ctçu El fAcf . €b reopwit conmraiDcat5c« 4e^ tpcôf ]Mn«« ^«QPfrtôes. iMif les^ éifwtbts se levèrçfl! «m ni? de : « Tjnp rE*fia£3>p Bre! Vrne la souveninrtt du ftrTJX'k! !fc«f1 anï Irra»? ! » Ak«^ If dépulê Argudks pf^^ à i» p!iH3-:fi de rftâ<«eB^«kie sc^i âî^ijoexM^ habituée aux çrajtd* -iu^c*-? d? 1rîli«De, ^ liçrnma sms £sr-'wi^ wbéiiient p^ nii^r 6*r c^ prâ&rlk«iH i<êiDfnîpe5 qui piakieiit aux rérolotioiH iD^aaf^é)^. mai^ aaxqoelks l^aveoir rppcod sourent par ]f^ ^afl£l5aut^ irwiie* d*- r€TpêTÎeD« : «Je ne crains pas de pré^fire. f 'éma-4*i1. que k* joor ciù un scddat étranger mettra le pied ïur 1^ territoire e^parao). il n> aura pas un seul Espagnol qui ne &e lève pcKff le rejeter ht*r5 du sol de !a patrie. » l^s cortê? approurèrent la réfii»nîe du ministre San Miguel, et volèrent une dêclaratic»n pc»rtanf quH ne serait fait aucune modification à la constitution de 1812, sinon quand cette mesure serait réclamée par le vœu unanime de la nation, et ge géparêrent, aux cris de f7re F indépendance nafmmle! Arguelles fut reconduit en triomphe à sa demeore au milieu des acclamations, et on lui donna une sérénade. C^est ainsi que, deux ans auparavant , l'opposition avait eu des applaudisaemefitii enthousiastes, dans notre chambre des députés, pour ces paroles fatidiques du général For : « Si les Autrichiens sont entrés dans les Abbruzes, ils n*en sortiront pas. » Par deux fois révénement devait prouver qu'il ne faut pas se hâter d'ouvrir un crédit d'héroïsme aux révolutions.

Le lendemain, 10 janvier, les trois ambassadeurs quittèrent Madrid, accompagnés dans leur retraite par les railleries des journaux espagnols '.Le 17, ils étaient arrivés sains «l

1 . « Knfin l'afTaire eit Talte : bon voyage, et que Dfea accorde un beaa et une lieoreuM roule à la trfnité diplomatique! l'écriait VVnivenal. Ce doll iiou» consoler d'une perle aussi sensible, c'est l'arrivée de lordSommerft>«^l^ laquelle on s'allend à Madrid d'un Jour à Tau ire sans compter le général Jt <yA

î LA PRESSE DE DEIOITE. 355

saufs h Dayouoe ' . Le gouveniemeiit espagnol faisail ea toéme temps paraUre, dans son journal officiel, deux décrets : l'un ouvrant les ports de l'Amérique du Sud au commerce de toutes les Dations, l'autre admettant au grand-livre de la delte publique le montant des rériamntion& du commerce anglais pour les perles qu'il avait essuyées par suite de la piraterie organisée dans les mers du Sud. L'Angleterre se fuisait payer d'avance une neutralité iueriicace, qui donnait à la révolution espagnole de vaines espérances, et ne devait pas s'aventurer au delà de l'offre d'une médiatiou refusée d'avance par le gouvernement français.

Le 13 janvier, le comte de Lagarde était encore à Madrid, «t ne faisait aucun préparatif apparent de départ.

Cee nouvelles, arrivant d'Espagne en France , augmentèrent naturellement l'exaltalion de la droite. Les journaux éclatèrent en imprécations contre les révolutionnaires, qui avaient accueilli par la dérision et l'injure les repiéseulations de l'Europe entière et avaient opposé une fin de non-recevoir absolue aux justes réclamations de la France. La Quotidienne s'écria que : «Toute discussion était désormais superflue, et qu'il ne restait plus qu'à cimenter la paix de l'Europe en terrassant les révolutionnaires. * Le Drapeau bàuic et la Foudre s'exprimaient dans un langage plus acerbe, et

■rrtvf i]epul> troll jo un. Un Jour viendra où l'Europe et principalement U Francs poorroul parler elaccuMrunt l'iaeiile et crioiinelle conduite dei gouvernement! qal oui torr.6 l'Espagne il resierrer de plus en plus lei llena qui l'unluenl à r&iiglelerre. > Cité dîna le CoMgrrti de Vèront. par Oiateaubriand.

I. Poui atuir une iuiiU liUe de la jacluice du gouverneuunl révolutionnalre de Madrid. Il tufHt de lire le tilllel par lequel le uiinialre Eiarlilo Sut Hlgnel aanoofait à l'ainbaeuujeur de Russie l'envoi du aes passe-ports i • J'ai ragu, diMill-ll, la noie IrËs-inconveuanle que Votre EictlleDi'B m'a eniojée. J« mebome, pour toute réponse, à lui dcclarer qu'elle a «caudal euiemiuiti prul-ËIre par ignoraDre, abusé du droil des gem, loujoara reapeclaltle soi jeun du gou- TErnemenl espagnol. D'aprËa l'ordre de Sa Uajeslé , je «oui entait: ces pauaporta, eapjranl que Voire Buellencc partira de cette capitale daiu le p)ua court

an dcconlrec de rEip^ae.

ht» nfpoiU dn cdnrt dts Tnânws et At çotn»aenient des conès en «riraiait an point eà ose n^tture devenait ûiéviUUe. Le cas pré^u par M. de TSclt, dan? sa dernière oole, où n était dit qne, si cette dêiiithe édiouait, b France anrail rcrours h des dîepositioiiB plos (fficacei^, i« prêsenlait. Ea effet, )i. de Sao Loremo, mimfire pléntpdtentiair? d'EspagDe il l'aris. rommunîqaa au goineroeinetil français, le 17 jaiimr, la réponse de tMO gODTemeiDenl , qui attribuait en grande partie les troubles de l'Espagne à la prési'nee de l'arméi; d'ubs^rration que la France entretenait sur la fronlitrre des d«ui pays. M. San Miguel ajoutait, aprè^ avoir parlé avec dédain de ce qu'il appelait ■ les expressions ampliibologiquus contenues dans les instructions de M, de Lagarde, n que le gouvernement espagnol maintiendrait Irt constitution acceptée et jurée en 18(2, constitutiou reconnue alors par tuutee IcB puissances, et qu'il était fermement résolu à n'accorder à aucune d'elles le droit d'intervention '.

1. Vuid le Lcile àr la réponte du mitilelre Etariile San Miguel: a Cu n'eil pa* une tnaurr^tllon, mtli Ltrn le \ttu général di la nallun qui a flabif le noiirel ordre de chotu en Etpaene. 11 n'eal pas élonaant qu'il y ail des niéconleuti, e'eat la cana#i|uence de loule rërorme. L'année d'olxervailon que le fran ■ TBmement franfalt maltilienl lur Ica Pjrénécii, loin de ealtner le* dicoidrei'de l'Kapagne, nerertqu'llesallmenler; elle enlrelienl les eipéranreadeafanallqaes, en le» llaiilanl d'une prochaine invasior dani la Péniniule, Le (rauTerDemeal - lea oITrei de Sa Hajealâ IriK-eliré tienne, adoptés par la France ne peuTenl apiener ur» que, dant le momenl préaenl, le goopouvernemenl eapap nril. teratenl la ditdea raclieui ennraiU de marquée et déddro peur la manière la plus «troee le eouvenic'

eapagnnl apprécie i leur Ju«1e lali mal* Il eat per*u*dé que let mo.vei que dea réaullala i^anlralrca. Lei «c Ternemcnl fran^aU devrait donner •olutlon de aon armée des Fyrènéer, la réprvuii t'Eapigiin. réfugita on France, cl l'anlmadviTtli I eomplaiaent A dénigr

m, le* Inilllutlans cl le* corlËs de l'Eapugne. Dire que la France xeulill

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