RÉPONSE DE SAN MIGL-EL A LA KOTE DE LA FRANCE
Ainsi, dans celte noie où l'ironie se mêlait au dédain, noiiseuleineiil le goiiverDement espag^nol refusait, d'une munière absolue, toule espèce de satisfaction à la Frauce en déctarast qu'il ue changerait rien, quoi qu elle pût dire et faire, à sa ligue de conduite ; mais, contre toule vérité comme contre toute vraiseinblanee, il attribuait les troubles de l'Espagne à la présence de l'armée d'observation, qui avait été motivée par ces troubles mêmes, et, au momeut où Ion accueillait les carbonnri français accourus pour ai-borer le drapeau tricolore et proclamer Napoléon II sur la frontière franco-espagnole ', il signalait comme excessive une mesure qui ne paraissait plus suftisante au cabinet dss Tuileries.
H devenait évident qu'on ne pouvait s'entendre. A partir de ce moment, M. de VilJèle regarda la rupture comme un fait nccompli, et, en présence d'une guerre inévilable, le goiivcruemenl français commença ostt^nsiblement les préparatifs.
le Mra-f Ire et le npoi de rHJtabiii:. el leuir lonjaun allumé* le« lirundoiii île dtrrO-ile i)iil allineriitlrnl lc^• miax qu'on d^pluiall, c'^lalt lomler d^ni un Bl'Tme de conlradtdloni. Au reile . i|Ltellr« que fuMenl lot deipruilnallor» do goufemeiui^nt de ïia Usjeitù li(d-clirélicimB , celui de Sa HnJL'ilé trulliolique élait d^cidt^ h pniiFiujiru 1rani|ui11i7jii('cil ni marclie dans la roiite que lui Iraçtfpnl le dfvolr el la Juallee deu rau<<e.cl lana enlrerdRUs l'iiialiie de» inalruc- IIdiii aiiifi/iibalogiiiiiea adreuéci au comli: do Lagarde , il concluail en dlaanl qu: la rei>a> et la pra>)ii''rlt'; el (oui eu itui pouTali accrollre le» éliiaienii du tilcn-£lre de rïiiiNfnen'lnlârei'iaiïnlpertQnn>'pli]9qu'elleHii(iiie. Adliéal'xi len- «lanle à la l'umlllullon de 18IÏ , paix aier. lei nallaiie, d^lerminaLlon de ne pu racunnailre le drull d'iulenvnlion d'aui:uiie puluatice: «uill la dt:ti8e el la rit'leda pmiïernemeiil espaRnol pour le présent el raienir, n
t. • La eonnlienee dea révolu 11 onnalrei MpsË""'* '"'ee Ici r^voluliuiinairea franfait rvuiantait à un iempa (if'ili jluignt!. Atanl loAme li réunion ducongrt* li» Vérone, le l"' octobre 1822, l'Oliierttaltur ctpagnol, qui recevait lea Fommunlraliona du gonvernemenl , publln lea lignri «uiisnti'a : ■ L'épét de DjUDoelit qui i-el auapenduc aur la Ifte dei Bourbona va 1)1^161 let allelndro... Oqiro In vaillante orméa Ktpagoole, n'aïDim-noui paa dsni fetie armi'e aaiil- Itlre dit mille cheïalien d<: 1a liberté prMi à ae joindre ù leurs anciena oIBcfera el à ioiirriir leur« armei contre lea opiireascurs de ta t'rilicH? N'atons- >iou:tpas plu* de rent mille de cea chevalier* dana l'iutéricur de ce ruvaume, Tlnjl-i'inq mitlv au lunina dan* l'armée el plua do uilllc d.iu< la ijarile royale f o ''•Ui |iar Ûiakaubrland, dani le Congrti dt Téroiu, I. 1°', p. 35-'.
158 SESSton toB 1833. — gceaiie d'espasse. I
En Angleterre, on considérait également les hostUités coaul imminentes ; les journaux miaistériels de ce pays, dautai mieux informés de la situation qu'un écrivain potitiqiii M. Cannîng, était le ministre dirigeant, annonçaient que li rodomontades des cortès conduiraient inTailliblement à t but. Les trois puissances du Nord, convaincues de leur cfité qi la paii ne pouvait ee prolonger, se hâtèrent de Taire coonali les résultats du congrès de Vérone par une circulaire adre; sée à leurs agents diplomatiques dans les diverses court c'étaient l'évacuation complète dn Piémont, l'évacuation f$ Uelle des ËtaU de Naples, déjà commencée, car les pretniii colonnes autrichiennes de larmée d'occupation arrivi^reof Milan au commencement de janvier; c'était enfin le rapp de trois légations européennes sortant en même temps c Madrid. ^
En Espagne, on ne doutait pas plus que partout ailleuiwi l'ouverture prochaine des hostilités. En effet, taudis qu'* France on renvoyait daus leurs Foyers, comme à l'ordini les soldats de l'armée d'observation dont Je temps était on procédait au contraire en Espagne avec la dernière rigiw à la levée de la quinla milice formée de tous les hommei dii-huit à quarante ans : « recrues naturelles fournies aus rilJas, n ajoute M. de Yillêle sur son caraet, eu meulioi ce fait. Le roi de Portugal, h qui son voisinage av€c l'Es faisait particulièrement appréhender cette guerre, aux cortès de Lisbonne qu'il avait demandé une décli d'inle^^c^tion à l'Angleterre eu faveiu- des institutions! velles qui régissaient la uaonarchie portugaise. Le gow ment anglais répondit qu'il n'était pas dans ses pi d'intervenir dans les alTaïres intérieures des Etats, au s'engageait à soutenir le Portugal contre toute a\ étrangère. Le gouvernement portugais se déclara sa! CKlle promesse.
ÉCHEC DE LA KISSION DE LOIt[) SOMUEUSET. 359
A mesure qu'on approchait des événemeols, les àîtualtons uiuraieDt de se dessiner : l'Angleterre, eu moulraiit qu'elle init jusqu'à la guerre pour le Fcirlugal, Iribulaire de son commerce el satellite de sa politique, laissait as^z voir qu'elle n'irait pa£ jusque-là pour l'Eâpugne. E\k se buroa eu effet à offiir uae médiation oHicieuse aui cortèe, qui l'acceptèreut. I* gouvernement français avait repouss)5 , ou s" eu souvient, Is mèdiuLiuu ofticîell^ de l'Auglett-rre le juur mt^me de la retraite de M. de Monlmoreacy. Cette fois il s'agissait d'une dêmarclie presque officieuse et araicUe de M. Canniug, que M. de Villéle, très-empressé de duimer k l'Angleterre toutes les satisfactioue morales propres à l'empëciier de quitter ta positiuu de neutralité malveillante pour une politique actire- Dient huslile, ne crut pas devoir rejeter, quelque douteuse que ràt sou efficacité. Lord Fitz-Kuy-Sonimerset, un des lieutenanlt les plus habiles et les plus reuoramés du duc de M'ellingtod dans les luttes de rindépendanc« espagnole pendaut l'Empire, fui chargé parle ministère anglais d'une mission dans la l'éiiiosule, où il avait laissé les meilleurs souvenirs. Lord Fitz-Roj'- Sonunerset apportait un mémorandum rédigé par le duc de Wellington et dans lequel les bases d'une transaction entre le c^inet de Aladiûd et le cabinet de Paris étaient clairement in- <ii({ué«s. Ce mémorandum insistait pour que des modifications ^Bi3«Qt faites à la constitution de 1812 par les cortès et le lui ag^sant de concert. Ces modiûcations devaient avoir pour wjet de conférer au Hui le pouvoû' dout il avait besoin pour *< {ffotéger lui-même et pour protéger ceux auxquels il cod- «•it l'exécution de ses ordi'es, et de lui assurer la puissance *ïÉcutive. ■ Si l'on n'opérfut pas ces modificalions, si le Roi "^t pus persuadé que le pouvoir qui lui était accordé par la '"' avait tme latitude suftisaute, l'Espague ae serait jamais "^nquillc ; il y aurait des insurreclions perpétuelles, et le Roi ** soQ gouvememeut dtimeureraieQt dsos un perpétuel état