FORMATION DU MINISTÈRE
I position où se trouvait Louis XVIII, le lendemain de son ée à Paris , était hérissée de difficultés de toute nature. Il ît engagé à faire une Constitution pour une nation qu'il onnaissait pas , qui se connaissait très-peu elle-même , au 5U d'opinions et d'intérêts divergents qui arrivaient avec ^rétentions absolues, parce que la Restauration s'effectuait ccasion d'un événement extérieur, la défaite militaire de )léon , sans avoir été précédée par une transaction ; une ititution définitive sous l'influence de circonstances transi- 8. Il n'avait que des indications insuffisantes pour se guidans le choix des hommes qui pouvaient être utilement loyés à ce travail , comme dans le choix de ceux qui pouit l'aider à gouverner. L'Empire avait relégué tous les )nnagcs de cette époque sur l' arrière-plan, afin de laisser emier plan tout entier à un seul homme , et il avait éloiles royalistes du théâtre des affaires depuis plus de vingt
ans. Il fallait doue évaluer un peu au hasard les cap d'après des impressions déjà lointaines, des présomptioii ou moins exactes , au risque de prendre des valeurs de s nir ou d'opinion pour des valeurs réelles et actuelles. Ed la France , malgré Tunanimité de ses acclamations en 1 du retour des Bourbons , était loin d*étre une nation un dans ses aspirations. Tous n'attachaient pas à ce relo mêmes idées, les mêmes espérances.
D'abord le Roi ramenait avec lui de rémigration une et il en trouvait une habituée à occuper seule les TuOerî nouvelle noblesse, qui conservait ses titres, se trouvait e de l'ancienne, qui reprenait les siens, et qui , d'après m marque profonde ' devait avoir une tendance d'autant marquée à faire sentir sa supériorité d'origine que, detiN avantages, c'était le seul qui lui restât. Les émigrés eifin révolutionnairement se rencontraient avec les nouveaui priétaires de leurs biens. Les chefs des armées royA avaient cc»ml)attu sous le drapeau blanc se présentaioBl curremment avec les maréchaux qui avaient combattu M drapeau tricolore. Il y avait deux cours, deux noblesses, armées, deux Frances, sous un seul gouvernement, soi seul Koi.
Parmi les débris de Tancienne société française, il y en ni aspiraient à reprendre leur force et leur influence i veur du retour inespéré des Bourbons ; d'autres se conleil de la satisfaction de cœur que leur avait fait éprouver le f de la monarchie ot demandaient seulement qu'elle fiftt ff struite sur des bases solides. Les hommes qui avaient joi premiers rf^les politiques et administratifs dans les préoM révolutions et même sous TEmpire acceptaient la Restanr ceux-ci comme» h* gage et la sanction d'une paix devenu