TRAITÉ DE PARIS : QUESTIONS INTERNATIONALES
concernait l'échange des prisonniers. Il demeurait convenu qu'une balance serait établie par des commissaires entre les dépenses faites par l'Angleterre et celles faites par la France pour le même objet, et que l'excédant des dépenses de l'Angleterre constituerait une créance en sa faveur. Mais dans l'article suivant, elle renonçait au bénéfice de cette créance sous deux conditions : la première, c'est que le séquestre qui aurait été mis depuis 1792 sur les fonds, revenus, créances et autres effets des parties contractantes et de leurs sujets, serait levé; la seconde, c'est que les commissaires nommés pour la liquidation des dépenses des prisonniers liquideraient les réclamations pour les valeurs des meubles ou immeubles indûment confisqués. Par une conséquence directe de cet article, le gouvernement anglais faisait redresser eu faveur de ses nationaux porteurs de titres de rentes l'injustice des lois fiscales qui , en consolidant en France les dettes de TÉtat, les avaient réduites au tiers.
Le traité avec la Prusse n'avait qu'un seul article. Cette • puissance se mettait en mesure de réclamer , au cougi*ès de Vienne, les territoires qu'elle avait perdus pendant les guerres vî républicaines et impériales, et dont elle avait abandonné la propriété par des traités auxquels plusieurs puissances allemandes étaient inter\enues. Elle leur ôtait d'avance l'argument qu'elles auraient pu tirer du traité de Bâle, signé le 8 avril 1793, du traité de Tilsitt du 9 juillet 1807, de la convention de Paris 5 du 20 septembre 1808, en convenant avec nous que tous les £- actes et toutes les conventions conclues depuis la paix de Bâle ^'- «Dtrc la France et la Prusse cesseraient d'être obligatoires. jr U y avait enfin quelques articles secrets dont deux seulep^"ment avaient de l'importance. Le premier promettait au roi de B§*Sardaigne un accroissement de territoire par la réunion de ^ l'Étîit de Gênes à son rovaume. Par le second, la France s'en- 9 gageait d'avance à reconnaître le partage que les alliés feraient
-MiiMMit d/'iM'c»'' >nii trriiloil'c. nianir' rt r<'iHaiii«'' au urt'- il» aiiihitinii ri (lo coiiNfiiaiico de -a ptililiqu^'. c» t ;.ir\i- (lii.|. tique resitait uii ik'rà des saerilices que la cualition aurai imposer h la France, h spn toui* malheureuse et envahie répétait que les tributs énormes levés par Napoléon, aux j de ses victoires, auraient dû être restitués aux nations mandes appauvries par les excès de cette fiscalité mililain avait espéré plus. L'Alsace, répétait-on, aurait dû être déta du territoire frani;ais pour être réintégrée dans le corps ga nique, ce dette pro\iuce, disait un écrit poUtique qui R vivement les idées, est le genou à l'aide duquel la Franee sur l'Allemagne à qui elle fut ravie. » La popularité de 1 pereur Alexandre souffrit en Allemagne de la part avidt prise au traité du 30 mai. On l'accusait d*avoir préfl générosité à la justice'. C'était à Berlin surtout que oe l vement d'opinion se manifestait avec le plus de violeim Prusse ét<dt la plus implacable , parce qu'elle avait été h malheureuse et la plus humiUée.
En France, on trouva, au contraire, que le traité du 91 loin de rester en deçà des sacrifices qui pouvaient être H