PROCLAMATION DE LA PAIX.' S
usage de la monarchie. Danslamatinée à\xM mai I814,unbriliant cortège se forma sur laplacedeTHôtelde Ville. 11 secompo- Mdt d'un détachement de la garde nationale à cheval, de douze compagnies tirées des douze légions de la garde nationale, d'un détachement de sapeurs-pompiers, de hérauts d'armes à die?ai, du héraut représentant le roi d'armes de France , du préfet de la Seine, M. de Chabrol, du secrétaire général, des douae maires et de leurs adjoints, des membres des conseils général et municipal de la ville de Paris, à cheval ou dans les g toitures de la ville, et d'un assez grand nombre d'autres fonc- I tkmncdres. Le cortège se rendit successivement place du Car- . rousel, place du Palais-Bourbon, place du Palais du Luxemy bourg, place Maubert, place de la Bastille, porte Saint-Denis, place Vendôme, enfin ^lace de l'HAtel de Ville. A chacune de ces stations, le héraut d'armes répétait : « Habitants de Paris, la paix vient d'être conclue entre la France , l'Autriche, la Russie, l'Angleterre et la Prusse ; une paix honorable, qui assure le repos de l'Europe et le vôtre. Vive le Roi ! vivent les Bouri)ons ! » La foule répondait par ses acclamations à l'an- QODce du rétablissement de la paix, cet inestimable bien qu'on aTait craint de ne plus retrouver, tant il était depuis longtemps perdu. C'était une scène de plus au milieu de tant de scènes qui, depuis deux mois, parlaient à l'imagination de la foule, de plus en plus habituée à cette vie enivrante de la place publique, qui crée un besoin d'émotions qu'il faut ensuite satisfaire.
L'évacuation complète et immédiate du territoire français par les armées coalisées était le premier et le plus heureux ré- \ sultat du traité du -30 mai 1814. Quelques voix s'étaient élevées pour conseiller de conserver, pendant un certain temps, une force étrangère, afin d'attendre que l'œuvre si récente de la Restauration fût consoUdée. Le Roi rejeta très-loin cette pensée. « Une femme de beaucoup d'esprit, avec qui j'étais lié
.-ui-i- -• II. lii.^.. .1» AU (.ii.- qui j .i\ai^ iii cL-riituiif liu [>. foriué pal* M. de Tallcyi-aDcl de cousener à Paris:, peu plusieurs années, cette armée étrangère. A ce récit, je le dire à la louange de Louis XVIII, il eut un souhresail son fauteuil et s'écria : Ah/ mon Dieul guette infiuml prouvai de ce momement un sentiment de joie, Je iîs-< revenait Roi de France *• »
Ainsi, le Roi épruu>ait une impatience toute firançM voir le territoire national aflïanchi de la présence des ë gers. Mais il y avmt, avant d'anîver à ce résultat, unefl préalable à accomplir. Louis XYIII avait promis par h d ration de Saint-Ouen une Charte constitutionnelle, etTei reur Alexandre subordonnait le commencement de Ytm tion du territoire à la publication de cet acte constitutiL