DISCUSSION DE LA CHARTE
Sénat et le Corps législatif. Nous nous engageons à mettre sous leurs yeux le travail que nous aurons fait avec une commission dioisie dans le sein de ces deux corps * . » On choisit les memiires de la commission de la Charte parmi les sénateurs et les députés qui, dans les dernières sessions, avaient été élus candidats à la présidence, vice-présidents, secrétaires ou membres de plusieurs commissions. La commission se trouva ainsi composée : MM. Barbé-Marbois, Barthélémy, Boissy-d'Anglas, de Fontanes, Garnier, de Pastoret, de Sémonville , le maréchal Semirier, Yimar, sénateurs; MM. de Bois-Savary, Blanquarl de Bailleul, Chabaud de la Tour, Clausel de Coussergues, Dudbesne de Gillevoisin, Duhamel, Faget de Baure, Félix Faulcon, Lalné , membres du Corps législatif. Le Roi désigna le chan- •dier, M. Dambray, pour présider la commission, et choisit mmme ses commissaires auprès d'elle Tabbé de Montesquiou, wiiiistre de l'intérieur, M. Ferrand et le comte Beugnot.
Tous trois avaient une réputation de penseurs et de publiturtes. Ils étaient demeurés, avec des différences de nuances, ihns les idées de l'Assemblée constituante. La Charte, comme h Constitution du Sénat et la déclaration de Saint-Ouen, actes 4d k même famille , allait sortir du fonds commun d'idées où, depuis 89 jusqu'à Napoléon, tout le monde puisait. L'Empire ii*avait guère été qu'une brillante parenthèse introduite par la pointe d'une victorieuse épée dans la phrase commencée en 1789 ; les événements ayant fermé brusquement la parenthèse, la phrase allait reprendre son cours. On ne songeait point alors ^^on pouvait compromettre la monarchie en employant en :it>p forte quantité à sa restauration les matériaux fournis pai' >^ Révolution. On était convaincu qu'il ne s'agissait plus que ie mettre eu ordre et de rédiger les idées de 1789, sur les-
1 . Quelques joura après, une ordonnance datée du G mai Ûxa la convocation ^cea deux corps au 31 mai l8M.
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mée d'esprits plutôt ingénieux que pratiques, d'orati d'écrivains habiles ou éloquents^ de vives et ardentes in tions, presque aussi fatiguées du bruit que rEoçerai fait que de celui qu'il leur avait empêché de fure, «i q fondaient dans la même aspiration leurs ut(9Î6S^ lei I réels de liberté d'une époque fatiguée de deepoUsaM^i propre besoin d'agir et de se produire. ^ BwriitiMB é était la reine de cette école, Benjamin Constant, aveeM fin, élégant, caustique, et les vifs élans de son imnginrt soutenus par un cametk^ ardent, mais faible, moSk décis, était son premier sujet. U avait pris vivement pirfi TEmpire et en faveur de la Restauration dans une piÉl récente sur r Esprit de conquête et d usurpation, €m qui avait des rapporte de salon avec M. de TaUeyraildf i vait donc dans de bonnes conditions pour agir sur Toi Loin d'être contraire à la royauté traditicMmeUe , alla h sympathique ; elle la regardait comme une base aéeuli laquelle elle pouvait construire Tutopie iayorite de mad Staël, un gouvernement à l'anglais. Benjamin Gonl
charffé d'écrire, k rnrrnsinn la ( iirtA. 1a mmil