‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 149 sur 213 · M. lUgnon, État financier de la France · texte numérisé non relu

M. lUgnon, État financier de la France

immense mobilier naval que Louis XYI avait soigneuse- Fait préparer lors de la paix de 1783, et, depuis quinze i France avait perdu, en entreprises mal conçues et mal tées, quarante-trois vaisseaux de guerre, quatre-vingtârégates, soixante-seize corvettes, et soixante-deux bàti-

de transport ou avisos, qu'où ne remplacerait pas avec lillions. On avait, en outre, amoindri la population me,. en donnant à nos équipages Forganisation des ents de ligne, et en les envoyant combattre et mourir rd et au Midi dans des guerres continentales, s, après Tinventaire des plaies matérielles de la France,

mi coup d*œil rapide jeté sur ses blessures morales, norale, comme la richesse publique, disait le ministre, lirait échapper à Tinfluence funeste d*un mauvais goument. Celui qui vient de finir a comblé, dans ce genre, B8 maux qu'avait causés la Révolution. Il n'a rétabli la >n que pour en faire une arme à son usage. L'instru%lublique, soumise à la même dépendance, n'a pu répon- IX efforts du corps respectable qui la dirige. Ces efforts é sans cesse entravés par un despotisme qui voulait domilus les esprits pour asservir sans obstacle toutes les exiis. L'éducation nationale a besoin de reprendre une ten-

plus libérale, pour se maintenir au niveau des lumières urope. Que ne peutron rendre aussi tout d'un coup à la e ces habitudes morales et cet esprit public que de cruels iurs et une longue oppression y ont presque anéantis! 3ntiments nobles ont été opprimés , les idées généreuses ées. Non content de condamner à l'inaction les vertus redoutait , le gouvernement a excité et fomenté les pasqui pouvaient le servir ; pour éteindi*e l'esprit public, il elé à son aide l'intérêt personnel. Il n'a pas laissé d'autre ne celui de le servir, d'autres espérances que celles qu'il dt seul réaliser. »

490 SESSION DE 48U. — CONGRÈS DE TIEimC.

Ainsi parla M. de Uontesquiou. Dans cet exposé de YëA moral et matériel de la France, on reconnaît des toucha phs fortes que la sienne, et, quand bien même les Toiles naraient pas été levés depuis, on se souviendrait instinctivoiMit, en le lisant, que M. Guizot était auprès de lui. Il est beaneoif question, on Ta vu dans ce tableau, des excès de la centnfi»tion impériale , et ce n'était pas sans raison. Mais il eAt iibh valu en parler moins et en réformer les abus, qu'au cootnic on continuait.

Moins de quinze jours après le tableau de la situatioa èi royaume, le gouvernement présenta * le projet de budget pw 1 81 4, en faisant distribuer en même temps le rapport du oô» tre des finances au Roi, où la matière était exposée oviefhi d'étendue. C'était l'œuvre du baron Louis. Ce projet de bd||rii contenait trois parties distinctes : Fexposé des motifis desi tes et des dépenses pour 1814; l'indication des voies et destinés à pourvoir aux dépenses de 1815; la liquidatîoadi l'arriéré. Le budget, dans lequel les charges et les luitiaw du pays .étaient exposées avec clarté , produisit en FraieeW fet d'une nouveauté hardie. On a vu quel était rarriéié;4i dépenses étaient évaluées, pour 1814, à 827 millions, fasncettes à 520 millions, dans lesquels les contributions dîneM liguraieut pour 291 ^; il y avait donc 307 millions dedéid^ sur lesquels 247 millions étaient imputables aux trois [ mois de Tannée : c'étaient les derniers de TEmpire ; 67 ■( ■' lions seulement aux neuf derniers, c'est-à-dire aux mois éoi^ |' lés ou à courir depuis le rétablissement de la monarchie. IM

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