‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 169 sur 213 · CARNOT : MÉMOMB AU ROI · texte numérisé non relu

CARNOT : MÉMOMB AU ROI

? La force décide de tout. Il n'est pas étonnant quelles ins aient eu raison d'abord, ensuite le Directoire, ensuite parte , enfin les Bourbons, dont la famille avait déjà eu a une première fois pendant neuf siècles. Mais puisqu'il iconnu qu'il n'y a pas de bon droit sans la force, il faut faire en sorte que les Bourbons ne perdent pas la leur, core plus qu'une partie de cette force ne se tourne pas •e l'autre. Tout pardonner, conserver à chacun ses places, ionneurs, laisser dans le Sénat des hommes qui ne sat point flatter, ne pas exclure des emplois secondaires qu'avait pu égarer uu amour excessif de la liberté, hono- « militaires et ne pas avoir l'air de leur pardonner leurs ires impies, voilà ce qu'on devrait faire. Et qu'a-t-on faitî liait de tout ce qui porte le nom de patriote une popu* i ennemie au milieu d'une autre, à laquelle on a donné crètement une préférence éclatante. Si vous voulez pa- 5 aujourd'hui à la cour avec distinction, gardez-vous de jue vous êtes un de ces vingt-cinq millions de citoyens nt défendu leur patrie avec quelque courage contre l'inn des ennemis, car on vous répondra que ces vingt-cinq )n8 de citoyens étaient vingt-cinq millions de révoltés; ces prétendus ennemis furent toujours des amis. Dites rous avez eu le bonheur d'être chouan, ou Vendéen, ou fuge, ou Cosaque, ou Anglais, ou enfin qu'étant resté en ce, vous n'avez sollicité des places auprès des gouvernes éphémères qui ont précédé la Reslauration qu'afin de lieux trahir et de les faire plus tôt succomber ; alors votre té sera portée aux nues, vous recevrez de tendres féUciis, des décorations, des réponses affectueuses de toute la le royale. »

t injurieux manifeste, qui se composait d'un panégyde la Convention accolé à un réquisitoire contre la polide la monarchie , fut imprimé , vendu et distribué à

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profusion. On pour^unit le libraire et les distributeun, db brochure n^n fut que plus recherchée et plus répandue. Quant à Carnot. il en lut quitte pour déclarer que ce Mémoin irétait destiné qu*uu Roi, quil en avait kdssé faire, ilcA vrai, quelques! copier pour répoudre aux attaques dirigés contre le:r lè^icides, mais qu'il u en avait pas autorisé Tmr pression.

La hardiesse de cette attaque donnait la mesure, non M courage des arr^aillanls ou des griefs de Topposition , m» it la faiblesse du gouvernement. Les pouvoirs à qui Tonpoi impunémeui parler un pareil langage sont voisius de Inv chute, surtout quand ils succèdent à un gouvernement MM lequel personne n'osait élever la voix. L'impunité des pn* niiers assaillants reciute leur aimée de tous ces esprits llltiuits qui vont à la force. Carnot, qui s'était tu devant le dsH potisme de TEmpire, élevait une voix mal à propos liniifriM (levant une royauté débonnaire qui venait d'écrire dans h (Ihaile des libertés inconnues des régimes précédents. DU fmsait un crime^ [de Tétat de la société française divisée A partis contraires, des passions royalistes qu'il attisait lui-mêM par les satisfactions données aux passions révolutionnaiitfi de; rinexpérience des ministres, résultat de la nouveauté di gouvernement représentatif, de Tinexpérience du Roi, couèquence de son long exil, et, sans lui accorder le bénéfice di temps, cet instrument de toute chose, l'ancien membre di comité de salut public, qui invoquait en faveur de la ConvenlHi la difficulté des circonstances, ne l'admettait pas en faveur di la royauté, et la citait à bref délai, en l'accusant d'être excluflvei l(»rsquc les deux tiers de la Chambre des pairs se composakil d'hommes issus de la Ké\ohition et pris dans Tancien Séarii (|iie le Corps législatif était celui du gouvernement précédeali que l'armée était commandée par les chefs des grande! guerres, que Tadministration avait été à peine modifiée, el

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