CHATEAUBRIAND : RÉFLEXIONS POLITIQUES
aies aux pamphlets révolutionnaires qui battaient la Restau- OD en brèche :
( Par quelle imprudence des hommes qui devraient surtout fidre oubUer sont-ils les premiei*s à attirer sur eux Fattend publique? Qui pensait à eux? Qui les accusait? Qui les lit de se justifier? Pourquoi, fidèles au souvenir de nos ops de malheur, continuent-ils à accuser leurs victimes? Ils oandent ce qu*a fait la noblesse pour le Roi : elle a versé i sang pour lui à Haguenau, à Weissembourg, à Quiberon ; lasupporté pour lui la perte de ses biens ; l'armée de Condé, .80US trois héros combattait à Beràtein en criant : Vive le Bot I le tuait pas à Paris. Ce qu'à fait le clergé : interrogez TégUse Carmes, les pontons de Rochefort, les déserts de Sinnari, les forêts de la Bretagne et de la Vendée, tous ces rochers Ton célébrait les saints mystères en mémoire du Roi-mar- ; demandez-le à ces apôtres qui, sous Thabit du laïque, atdaient dans la foule le char des proscriptions pour bénir wtimes; demandez-le à toute l'Europe, qui a vu le clergé içaîs suivre dans toutes ses tribulations le fils aîné de flise , dernière pompe attachée à ce trône errant que la reon accompagnait encore, lorsque tout le monde l'avait JDdonné ! Et ces Vendéens, et ces chouans qui vous imporcnt de leur faveur, de leur éclat : jetons les yeux autour Qous, et tâchons, si nous pouvons, d'êtrejustes. Par qui la sque totahté des grandes et des petites places est-elle oc- ^e? Est-ce par des chouans, des Vendéens, des Cosaques, émigrés, ou par des hommes qui servaient l'autre ordre de Ses ? Que veulent donc au fond les auteurs de ces déploies apologies? La République? Ils sont guéris de cette chi- *e. Une monarchie Umitée? Ils l'ont. Si nous sondons leur isure, nous trouverons au fond une conscience malade qui E^ut se tranquilliser, une vanité en souffrance qui s'irrite lie pas être seule appelée au conseil du Roi, et qui voudrait
au milirii du >an^i:, (1<'^ troubles et (lr< triin)r\r^; il n dui' (1 a\uii' un uioiutiit pour st: rrconuaiti'r a\aiiî < Louis XYI est allé. Louis XYl a faille voyage, Don la plénitude de ses jours, non pas lentement, non ] ronné de ses amis , non pas avec tous les sccowv et I consolations, mais jeune encore, mais pressé, mais a nu, et cependant il Ta fait en paix. »
Cet écrit de M. de Chateaubriand fit beaucoup de 1 jeta une irritation profonde paimi ces honunes qui se i si vivement et si justement atteints. La partie la phu de la droite , tout en repoussant assez aigrement la M. de Chateaubriand , applaudit à sa réponse à Canui Louis XYIII, qui éprouvait le besoin de se dégager de deiices de quelques-uns de ses amis et même de qud de ses ministres, donna une approbation publique flexions publiées par Tillustre écrivain. Le vice-pré les quatre secrétaires de la Chambre des députés i porter une loi au Roi , celui-ci leur demanda s*îls i les Réflexions politiques de M. de Chateaubriand, leur avoir fait Féloge de cet ouvrage, leur dit que les i