SAXE ET POLOGNE : SYSTÈME RUSSO-PRUSSIEN
elle revendiquait avec passion la cession de la Saxe, que la Russie lui avait garantie par des stipulations récentes. Privée, parle traité de Tilsilt, d'une partie de son territoire et d'une population de quatre millions d'hommes, elle mettait dans son âpre revendication l'ardeur de la convoitise et celle des représailles. Il n'y avait contre les prétentions de la Prusse, au commencement du mois d'octobre 1814, que la déclaration de principe du plénipotentiaire français , et les murmures et les protestations de la Saxe, attachée à son roi. Les principaux chefs de l'armée saxonne avaient en effet protesté par écrit, dès la fin du mois de septembre , contre cette prétention do fat Prusse , en alléguant qu'en passant aux alliés et en les servant, leur intention avait été de servir les vrais intérêts de leur souverain. Mais le prince Volkonski-Repnin, qui gouvernait la Saxe au nom de la Russie, dont les troupes occupaient «D ce moment le territoire saxon, fit enfermer les signataires de la protestation dans les forteresses de Torgau et de Wittemberg.
Tel était Tétat des choses lorsque, dans ses notes des 9 et 10 octobre adressées à lord Castlereagh et au prince de Metternich, le prince de Hardemberg revendiqua la cession de toute la Saxe et son occupation préalable par les troupes pnissiennes , comme une mesure nécessaire à la sûreté des frontières de la Prusse, et une compensation aux pertes qu'elle était obligée de souscrire. Cette revendication faite au nom de la Prusse était appuyée sur les textes précis des traités. Un des articles séparés du traité signé le 2 février 1813 à Kalich, entre la Russie et la Prusse, garantissait à cette dernière
de Bialystok, qui lui avait été cédé en 1807, mais auMi tout ce qui avait formé ledueiié do Var:*o\ie -, ainsi le pa}sque, jusqu'en 180C» on avait nommé PrusM méridionale, nouvelle Prusse orientale et nouvelle Silésie, avec la partie de la Oalicie qui avait été enlevée à l'Autriclie en 1809 , faisait partie de ton lot. » (SciioCl, Histoire des Traités, tome II.)
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qu'elle serait reconstituée stratégiquement, géograpbiquemoil et finaucièrement d'une manière conforme à ce qu'elle état avant la guerre de 1806. Un article séparé du traité de Bdchenbach, entre la Prusse et la Grande-Bretagne, disait que ki proportions dans lesquelles on agrandirait la Prusse serûol au moins telles qu'elles étaient avant la guerre de 1806. Le premier article du traité de Tœplitz du 9 septembre 1813, entre T Au triche et la Prusse, statuait que la recoDStruction de la monarchie prussienne se ferait sur Féchelle la phis npprochée de ceUe où elle se trouvait en 1805. Le moins favorable de ccd traités, celui avec rAutriche, supposait donc qse la Prusse recouvrerait à peu de chose près retendue de m leiTitoire de 1805. Le plus favorable, celui avec TAngletene, stipulait que s'il y avait une différence, ce serait une dillërenn en sus de son territoire de 1806, que lui garantissait inl^;nlement la Russie , et qui, en calculant la population , surpiisait d'une population de six cent mille &mes son territoin de 1805 '.
Lord Castlereagh répondit, le 1 1 octobre, que « si ranneiina de la Saxe à la Pioisse était réclamée par le salut de TEurope, il garantissait Tassentiment de TAngleterre, quoique la raoe d'une aussi ancienne maison le pénétrât de douleur. Le roi de Saxe, il le savait, ne pouvait être mis sur la même ligne que eei princes allemands qui, après avoir failli, avaient réparé leni