‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 187 sur 213 · Le.'i Cttii-Jours, par M. Villeuiain, pages 55 et C · texte numérisé non relu

Le.'i Cttii-Jours, par M. Villeuiain, pages 55 et C

bSSi SESSION DE 1 81 4. — CONGRÈS DE VIENNE.

vait à la défense directe du roi de Saxe. « Un roi détrtné par des rois, disait-il, en représaille d'une défection, d'une alliance quelconque , lui semblait un exemple plus révolutionnaire, un plus grand ébranlement pour les trônes qu'un roi renversé par tout désordre législatif ou démocratique. Levertige et le danger étaient pires en effet et devaient effirajer davantage, si la destruction s*opérait par les mains de cenx (fui devaient la prévenir, et au moment même où le retour de la légitimité venait d'être inauguré en France pour le rafEei^ missement de toutes les couronnes contre Tesprit de faction et d'anarchie, (l'était par un seul acte, pour une passion imtléchie, pt^rdre toute la moralité de la guerre qu'on avait poursuivie avec tant d'efforts et de sacrifices. »

Le plénipotentiaire français posait la question de principe dans ses véritables termes , dans les termes où la posait à la même époque Joseph de Maistre ; mais en face de cette question de principe s'agitaient de redoutables questions d'intérêt. Dès le traité de Châtillon, Alexandre avait annoncé son dessein de réunir les tronçons de la Pologne en royaume, cl de lui donner une constitution. Il prétendait donc conserver à la fois la part de la Pologne prussienne que lui avait attribuée le traité de Tilsitt, et la part de la Pologne autrichienne qu'il devait au traité de Schœnbrunn. De fait, les armées russes occupaient le grand-duché de Varsovie, ce qui tranchail la question pour la plus grande partie du territoire polonais. L'Angleterre et l'Autriche avident donné, avant rouvertuR (lu congrès, et dans un moment où Alexandre exerçait une <.*>père d'autocratie européenne, un demi-consentement à cette prétention, qu'il avait de nouveau exprimée de la manière h plus formelle \ La Prusse n'était ni en état, ni en humeur de refuser quelque chose à sa puissante alliée. Mais, à son tour.

I . « Alexandre avait déclaré qu'il voulait conserver non-tenlenieiil le

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