ACTES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE
lement était approprié aux circonstances) car la maison de irbon pouvait mieux que tout autre établissement politique, luse du droit héréditaire sur lequel elle s'appuyait , essayer régime de liberté que la compression exercée depuis tant mées par le régime impérial rendait, on Ta dit, presque >i nécessaire à la France que la paix elle-même. La maison lourbon pouvait être à la fois la paix et la liberté politique, :e qu'elle était un principe : c'était sa force. iOuis XYllI, ce fut la part personnelle du Roi dans le rer de sa maison, avait eu dans la légitimité de son droit foi invincible jointe à une immortelle espérance. Rien rait pu diminuer cette foi, décourager cet espoir. A Venise, nd on lui avait signifié l'injonction de quitter la ville ; à au, quand le czar Paul P' l'avait abandonné et sommé de >igner de la Russie ; à Varsovie , quand le gouvernement »sien l'avait invité à transiger sur les droits de sa maison, LngleteiTe, lorsqu'il avait appris le meurtre du duc d'Enm , il s'était montré au niveau de sa situation ; il avait é, agi, protesté en roi. Il était donc resté Roi dans l'exil. fortune, en lui revenant, trouvait l'exilé d'Hartwell à la leur de la royauté par la dignité de son attitude et de son page pendant ses longues épreuves.
e mouvement était donné, et tous s'empressèrent à le Te. De loin comme de près, les adhésions au rétablisseit de la maison de Bourbon arrivaient à Paris. Les plus mes conseillers de Napoléon, Cambacérès; les généraux Bdents de toutes ses pensées, Berthier; les camarades de eunesse militaire et ses anciens séides, Augereau, avaient ojé la leur. L'évidence ne permettait à personne de er en arrière. Ceux-là même dont les opinions passées iblaient un obstacle à leur retour vers l'ancienne monarî subissaient la puissance irrésistible de la force des ses. Un peu plus tôt, un peu plus tard, tous y vinrent.
;2i4 RÉTABLISSEMENT DE LA MAISON DE BOURBON.
Carnet*, Merlin (de Douai), Jean Debry, ces noms m£lési toute l'histoire révolutionnaire, Roulay (de la Meurthe), Ifairaire, le duc de Massa, créatures de l'Empire, accouraient à ren>'i avec des paroles de fidélité '^.
Cependant, quelle que fût la nécessité de la restauration de la maison de Bourbon, il y avait trop d'intérêts en jeu pour qm ce fût une œuvre simple ; ce devait être une œuvTe compliquée. Des éléments divers, issus d'origines dissemblables, marchiBl à des buts différents, étaient en présence. 11 y avait d'abori une force, celle des coalisés. Us n'avaient pas désiré la Beetauration, ils l'acceptaient seulement comme la meilleure gih raiitie pour la paix générale ; mais, ils avaient la prétentioi iiiliérente à la force, d'exercer une action décisive sur la minièn' dont elle s'effectuerait, sur les conditions dans lesqueb elle serait placée. 11 y avait dims la nation un sentiment général, un instinct qui, à la chute de l'Empire, poussait les idéei
1. Carnol, qui eoiiiuiandait à Anvers, publia le 18 aTril 1814 la niation :»uivaiilc .
• Soldais, aucun doute raisonnable no pouvant s'élever sur le rcea et h nation franyaise vn faveur de la dynastie dos BourI>onii, ce serait se mettff ■ révolte ouverte contre l'autorité léj^'itiuio que de difTércr plus longtemps à hi» connaître. Nous a\ons pu, nous avons dû nous assurer que le peuple nuçrii ■ recevait cette {rrandc loi que de lui-in(^uie. Un gouvernement établi daiitai ville occupée par les années étrangères, avec lesquelles il n*exlste encore MM traité de paix, a dû quelque temps nous inspin*r des craintes sur la llberti et ses délibérations. Os craintes sont dissipées par le vœu unanime des éloignées du théâtre de la guerre. Honneur à ceu\ qui ont su réprimer leur élan un zMe indiscret «pii aurait pu compromettre la discipline et la du dépôt qui nous est contlé. L'avénemcnt du nouveau Roi au trônr plus glorieux , appelé |)ar Taniour de ses peuples que par la lerrear dca
• Nous, gouverneur de la place d'Anvers, généraux, oniciersde loni sous-ofllciers et soldats de toute arme, tant de terre que de mer, adliérer purement et sans restriction aux actes du Sénat conservatenr, daCflli législatif et du gouvernement provisoire en date des 1", 2 et 3 du mois. » (Ifonj/eiir du 21 avril 18t4.)
2. M. Duvergier de Haurannc, dans son Ilif foire du gouvernemetti taire, fait remarquer (tome H, page 90), l'unlversalllé et rétrangelé de adhésions.