‹ Histoire de la RestaurationChapitre 107 sur 325 · COMPRESSION DE LA RESISTANCE ROYALISTE · texte numérisé non relu

COMPRESSION DE LA RESISTANCE ROYALISTE

que la force des circonstances; c’est qu’à eux seuls ils ne pouvaient davantage; la contagion, l’épidémie avaient gagné tout le monde »

Cette résistance royaliste, quoique vaincue , laissait derrière elle des résultats. Les provinces du Midi, maîtrisées plutôt que soumises, frémissaient sous la domination d’une minorité d’autant plus intolérante qu’elle sentait sa faiblesse et comprenait la nécessité de se faire craindre pour se faire obéir. Au lieu d’apporter un concours et un secours au second Empire, le Midi lui apportait des embarras et des sollicitudes qui diminuaient sa liberté d’action et ses forces disponibles au dehors. L’Ouest, qui n’avait point encore fait sa prise d’armes, était sombre, plein de menaces, et semblait se recueillir comme au moment de l’action.

La royauté française, en disparaissant du territoire, ne laissait donc plus à Napoléon la France telle qu’il l’avait possédée après les années fécondes du Consulat. D’un côté , la monarchie un moment restaurée, et les souvenirs puissants et les vives sympathies qu’elle avait ranimées ; de l’autre, la liberté politique qu'elle avait montrée à la France, et les ardentes espérances, et l’espèce de lièvre intellectuelle que cette liberté avait excitées, suscitaient au dedans à Napoléon de graves préoccupations, des obstacles et des périls, au moment où il aurait eu besoin de réunir toutes les forces vives de son génie et toutes celles du pays pour aborder la lutte inégale qu’il allait avoir à soutenir au dehors.

t. Je transcris textuellement ce passage du Mémorial de Sainte-Hèline , tome II, page 2t3 ( édition Itourdin). C'est à I.origwood (Sainte-Hélène) <|ue celte conversation eut lieu.

tint, de U nettsur. II.

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