LIVRE XV
I . Les Chambres et Tadresse. — II. Loi da droit d'aînesse, — III. Montlosier et Ijamennais. — IV. L'affaire Ouvrard. — V. Le budget. La question d'Orient. — VI. Affaires ecclésiastiques. L'éyêque d'HermopoIis. — VII. La déclaration de Montlosier. Arrêt de la Cour de Paris.
I. La session était annoncée pour le 31 janvier. Elle s'ouvrit sous des auspices peu favorables. La baisse des fonds s'accentua pendant le mois de décembre et prit un caractère alarmant. L'impopularité des ministres, et de Yillèle en particulier, allait croissant. L'extrême droite s'agitait. Elle eût voulu une loi enlevant les procès de presse à la magistrature, et un pouvoir plus décidé, plus énergique, tant au dehors qu'au dedans.
Sosthènes de la Rochefoucauld, à qui la direction des beaux-arts donnait le droit de travailler avec le Roi, entreprit de persuader à Charles X qu'il devait changer de ministère, et à Villèle qu'il devait changer de politique ou se retirer. Il fut éconduit et il méritait de l'être ; car il n'était qu'un brouillon, et sa correspondance, aujourd'hui publiée, montre combien ses intrigues étaient mesquines et ridicules. Mais il garda sa place, et Charles X ne cessa de recevoir avec son