MINISTÈRE P0LI6NAG (AOUT 1829-JUILLET
I . Polignac el ses collègues. Accueil fait au nouveau nûmstère. — II. Ses premiers actes. Retraite de Labourdonnaye. — III. Plans de campagne des partis, de la droite et de la gauche. — lY. Traité d'Andrinople. Indépendance de la Grèce. — V. Ouverture des Gbambres. Discours du Roi. — VI. Les adresses. — VII. Préparatifs de la dissolution. — VIII. Expédition d* Afrique et conquête d'Alger. — IX. Modification du cabinet. Gliantelauze et Peyronnet. Les élections. — X. Débats au conseil des ministres sur Tinterprétation de la Charte. Les Ordonnances de Juillet.
I. Charles X regarda comme une victoire d'avoir enfin pour principal ministre Thomme qu'il aimait le plus et Tancien confident de toutes ses pensées. Non qu'il pût se faire beaucoup d'illusions sur les talents politiques de Polignac ; il avait été trop souvent averti du peu de valeur qu'on lui accordait. Mais il le savait loyal, désintéressé, et d'un dévouement absolu à sa personne. Il lui savait une certaine habileté diplomatique, reconnue par la Ferronnays. Il savait encore qu'à Londres et à Vienne ce choix serait bien accueilli; qu'il était même désiré. La raison en était simple. Dans ces deux capitales, on trouvait la France trop bien disposée en faveur de la Russie ; on voulait la détacher d'elle, et l'on espérait que Polignac serait plus favo-