‹ Histoire de la restauration (volume 2)Chapitre 11 sur 11 · DU VINGTIÈME VOLUME · texte numérisé non relu

DU VINGTIÈME VOLUME

Chapitre CXLV. — Suite et tin de la guerre d'Orient. Victoires des Russes à Kulewtscha. Ils passent les Balkaus et entrent à Andriuople. Consternation de la Porte qui demande la paix. L*Europè croit que le dernier jour de Tempire ottoman est arrivé. Le gouvernement français conçoit un plan de réorganisation territoriale d'après lequel la Franco obtiendrait la Belgique, la Prusse s'agrandirait de la Sa.\e et de la Hollande, le roi des Pays-Bas irait régner à Constantinople, la Russie aurait la Moldavie et la Valachie, etc. Sur ces entrefaites, on apprend que la paix a été couclue k Andrinople à des conditions beaucoup plus modérées qu'on ne le supposait : pour la Russie, avec une indemnité pécuniaire, une extension de frontières en Asie; l'ouverture des détroits aux bâtiments de commerce de toutes les nations ; la reconnaissance de riudépendance de la Grèce ; l'autonomie prei^que absolue de la Moldavie et de la Valachie sous le protectorat de ïh Russie. — Nouvelle tentative faite sans succès par le gouvernement français pour amener le dey d'Alger à un accommodement à l'amiable. — Expédition française à Madagascar. — Essais infructueux du gouvernement pour l'amélioration de la législation coloniale. . . 2

Chapitre CXLVI. — Voyage du Dauphin et de la Odupliine en Normandie où ils sont froidement accueillis. — Promenade triomphale

lt> TABLE DES MATIÈRES.

d6 M. de La Fayette en Auvergne, eu DauphÎDé et à Lyoo. — Association bretonne pour le refus éventuel de rimpôt en cas de violation de la Charte. — Vive polémique des journaux sur retendue des droits de la royauté. — Divisions dans le ministère. M. de Polignac devient président du conseil. Démission de M. de La Bourdonnaye, remplacé au ministère de Tintérieur par M. de Montbel qui a pour successeur au ministère de Tinstruction publique M. de Guernon-llan ville 51

Chapitre CXLVII. — Bruits de nouveaux changements ministériels, de coup d'État. Mémoire remis à M. de Polignac par M. de Goernon-Ranville pour démontrer les dangers de toute atteinte portée à la constitution. — Acquittement du Journal de Rouen et do Coiirrter de la Moselle poursuivis pour avoir publié le prospectus de VAsiociation bretonne pour le refus de Timpôt. — Le Journal du Commerce et le Courrier français sont condamnés à une peine légère pour avoir fait Téloge de cette association et provoqué à la haine et au mépris du gouvernement en lui supposant Tintentiou de violer la constitution. Colère, folles exagérations de la presse

' ultra-royaliste. — Autres procès de presse. Les cours d'Aix et de Paris décident que la négation d'un dogme ne constitue pas uu outrage à la religion et n*est pas punissable. — La Cour de Paris acquitte M. Bertin, rédacteur eu chef du Journal des Débats, condamné en première instance pour offense à la personne du Roi et attaque à la dignité royale. Irritation que cet arrêt excite aux Tuileries. — Préparation de divers projets de loi que le gouverDe* meut compte proposer aux Chambres. — Ordonnance pour le développement (le rioBtruction primaire. — Le pacha d'Egypte prt> pose au gouvernement du roi de se charger de le ven^^er du dey d'Al;:er en faisaot lu conquête de la régence, mais la Porte l'oblige à retirer cette proposition. La France fera elle-même re\pédition. ^ Mort du chaucelier Dambray qui a pour successeur .M. de Pastoret 8S

Chapitre CXLVIH. — Hiver rigoureux» soullrances qu'il inflige à la population. Efforts de la charité publique et privée pour les soulager, quêtes, bals, représentations tbé&trales au bénétice des indigents. — Vives préoccupations littéraires se mêlant aux préoccupations {K)litiques. Triomphes de l'école romantique an théâtre.

TABLE DES MATIËRIÎS. 717

Uernani etc. — Nouveaux journaux politiques. Le Maiionaly fondé par MM. Thiers et Mignet. On commence à agiter dans la presse la question de la possibilité d'un changement de dynastie. — Élection à la chambre des députés de MM. Guizot et Berryer. Nomination de sept pairs de France, MM. de La Bourdonnaye, de Vitrolles, etc. ~ On parle encore une fois de changements dans le ministère. — Décision prise pour l'expédition d'Alger après de longues délibérations. ~ Protocoles de la conférence de Londres qui érigent la Grèce en un État indépendant sous la souveraineté du prince Léopold de Cobourg. Il accepte la couronne qu'on lui offre. En France, la presse opposante, contre toute vérité, présente ces arrangements comme imposés à la France par l'Angleterre. Elle s'attache aussi à faire considérer l'expédition projetée contre Alger comme une tentative téméraire, ruineuse et sans utilité possible ma

Chapitre CXLIX. — Dernière session de la Restauration. —Discours du Roi, hautain et mena<;ant. — Adresse peu significative de la chambre des pairs. — Adresse des députés votée après une brillante discussion à la majorité de 221 voix contre 181, qui invite le Roi à opter entre la chambre et le ministère. Réponse sévère du Roi. — La session est prorogée au I*' septembre. ... 222

Chapitre CL. — Procès de presse. Condamnation du Clohe et du Saiional pour attaques contre rautorité et les droits du Roi, Tordre de successibilité au trône, et pour excitation à la haine et au mépris du gouvernement. Confirmation par la cour royale du jugement qui a condamné le Courrier et le Journal du Commerce pour avoir publié avec approbation les statuts de V Association pour le refui de l'impôl. Considérants de cet arrAt peu favorables au gouvernement. — Banquet des vendanges de Bourgogne offert aux 221 votants de l'adresse par les électeurs parisiens. Autres banquets dans les départements. — M. de Villèle vient à Paris. Efforts tentés pour le faire entrer dans le ministère comme moyen d'apaisement. Le Roi y est peu disposé. Ces tentatives divisent le parti royaliste. — Destitutions de fonctionnaires dont le zèle parait douteux. — Mémoire présenté au Roi par M. de Polignac sur la situation de la France, con^ dans un esprit d'optimisme. — Rapport de M . de Chabrol sur l'état très-satisfaisant des finances. —

OisseDtimenU et délibérations du cabinet sur l*époque où aura lien la dissolution de la chambre des députés, déjà arrêtée en principe, elsnrce qn*on fera après les élections. On reconnaît la nécessité de modifier le ministère pour le rendre homogène. — Incendies multipliés en Normandie, dont les deux partis s'accusent réciproquement — Translation des reliques de Saint- Vincent-de- Pa«l. — Arrivée à Paris de la famille royale de Naples revenant d*Espagne. Fête qu'on lui donne au Palais-Royal. Désordres dont elle est Toccaslon. — Le roi d'Espagne change la loi qui réglait Tordre de succession au trône. — Troubles dans les Pays-Bas. Bruit que la Prusse veut y intervenir par la force. Le gouvernement français est résolu à s*y opposer 3f9

CiuPiTti CLI. — Persistance de l'opposition à combattre le projet de l'expédition d*Alger. — M. de Polignac est chargé do portefeuille de la guerre en l'absence de M. de Bourmont, appelé à la diriger. — Préparatifs formidables. — Explications données par le gouvernement du roi aux gouvernements étrangers au sojet de cette expédition. La plupart s'en montrent satisfaits. L'Angleterre seule ne dissimule pas son mauvui:» vouloir et s'efforce vainement d'obtenir l'engagement formel que la France, en cas de succès, ne gardera pas sa conquête. — Départ du corps expéditionnaire dans les derniers jours de mai. — Dissolution de la chambre des députés, le 16 mai. Les collèges électoraux sont convoqués pour en nommer une nouvelle, les Chambres devant se réunir le 3 août. — Modification du cabinet, netraite de M. de Chabrol et de M. Courvoisier qui ne veulent pas ^'associer h. des projets éveotueU de coup d'État. M. de Peyronnet devient ministre de rintéricnr, M. de Chanlelauze garde des sceaux, 5IM. de Montbel et Cnpelle ministres des finances et deâ travaux publics. Indignation, fureur de» journaux de la gauche. Mécontentement d'une partie môme de la droite. Jugement sévère porté par M. de Villèle sur ces changements et sur l'ensemble de la politique du cabinet. Le ministère est peu uni. — Agitation (électorale. Circulaires ministérielles, mandements des évêque^. proclamation du Roi. Destitution de quelques fonctionnaires récalcitrants. Violences des journaux de la droite. Nulle part, excepté à Angers, l'ordre matériel n'est troublé. — Débarquement de l'armée frantjaiëe en Afrique vers le milieu de juin. Occupation de

TABLE DBS MATIÈRES. 71»

U pre»qa'tle d« Siili Ferrnch où M. <Ia Bourmoiit établit bs [ilHce

d'nrmc» et le ilépflt île l'iiiiiliulaïKe, îles litres et des DniuitioDB.

I.e I9juij|. bnutille de Staoïielî, gat;Liée par leï tVan ça i« sur l'armée

• [lu Dey. — La prince Lrtopold île Coltourp, qui avait dcceplé la

^^ MLivcraineté ife I<i firèca. revient sur celle acceptation. Ualit^

^H eompUqnéi île ton refu» dtlltiiLir. —Mort du Roi d'Anglelerru

I Ceiri%es IV. Aitaerneiit do Guillaume IV 3SI

irns CLtI. Gledioui ilss collèges d'arrondieMmeot, Tavorables Irti-grnode tnnjorilé K l'oppoeitioD. Ëlectloa9dd«collège«de département, rooin* houilles nu miaistèra. mais tout à fait inguRi- Mnles pour balancer les résultats des pramiârea. DËtibéralioa du eoiuelt sur ce qu'il ; a à faire en conséquence de ces tieclions. Halgrâ l'opposition de M. de Guernon-Rauville, on s'arrête k l'idée de dissoudre la nouvelle chambre, d'en Taire uommer une ■otre en vertu d'une loi électorale établie par ordonnance et de •Qspendre la liberté de la presse. — Procès de presse. — Prise d'Alger A la ^nile d'un viiçoureux bombardement. Le De^, «iir >a demande, est transporté k Naplea. Le bey de Tunis et le dej de Tripoli, saisis de terreur, prennent l'engagement ds supprimer li piraterie, d'nbolir l'esclavage des chrétiens, etc. — Joie de Charles X eu apprenant qu'Alger ■ succombé. Grandes réjouisraucas à Paris. Discours etmaodemeat imprudent de l'archevêque. H. de Bourmont est Fait maréchal de France. — Le gouvernenicnt (lu mi se décide A garder sa conquête. Extrême irritation qu'en éprouTe le cabinet de Londres U<1

CtlAPiTM CLtlI. — Ëlectioni de Paris et dei départements oi'i elles ont été ajouniies, plus hostiles encore au uiinislère que celles qui les ont précédées. — Ordonnances du 25 juillet, p'.iblièes le 2tt, pour la dissolution de la Chnmbre non encore réunie, le changement de la loi électorale et la auppresiion de ta liberté de la presse périodique. Protestation des journalistes. — Insarrection pnri- ■ianoe db* Z7. 2S el 39 juillet. L'armée royale est tar«ée d'évacuer Péris et de se replier sur SninlpCloiid. résidence en ce moment du Boi et de sa riroilic, — M. de La Fayette prend le commandemeni de la garde nationale. — (^j^union des députée présents à Pari*. après avoir proteste roiitre le coup d'Etat, ieslitue, sous le nom

de Commission municipale^ uoe sorte de gouveraeiuent provisoire, puis, dé^re au dac d^Orlèans la lientenanee ^^^iiérale du royaume, Charles X, qui a cru d'abord pouvoir apai.*^er TiosurrectioD en appelant au ministère le duc de Mortemnrt, M. Casimir Périer et le général Gérard, est obligé de qnitter^Saint-Cloud, puis Trianon, et de se retirer à Rambouillet. IJi, il se décide à abdiquer en favear de son petit- fils, le duc de Bordeaux, mais, abandonné par une partie de ses troupes et menacé par ra||»rorbe d'une forte colonne de la garde nationale et de la populatioÏÏ parisienne, il se résigne, le 2 août, à quitter la France avec tous l^s siens • 31 K

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