‹ Histoire de la Révolution Belge de 1790Chapitre 8 sur 12 · LA BRIDE · texte numérisé non relu

LA BRIDE

AtOLOGOB AIMUBSSÉ AUX BBL6BS.

Ditcit0 joiUtiam meaiti.

intermédiaires entre vous et Ini. Aujourd'hui que le prince est chassé, et que vos états se sont emparés du pouvoir du prince, qui donc est l'inlerniédiaire entre vous et les états? Qui vous défendra contre les états quand ils vous opprimeront? Personne. Les états réunissent les pouvoirs qu'ils avaient d'avance à ceux qui appartenaient au prince; ils ont, par le fait, quoique sans droit, la puissance législatrice et la puissance exécutrice; ils sont donc despotes , et les plus dangereux de tous les despotes, car de tous les despotismes, le plus cruel est celui où une partie de la nation est tout, et l'autre rien. — Eh! pourrait-on douter de cette vérité dans le cas qae j'examine? Ce n'est pas être difficile qae de supposer qu'un cinquantième de la nation tout au plus aura directement ou indirectement part au pouvoir, soit par eux-mêmes, sôit par leurs représentants. Ne voyez-vous pas que tous les emplois, toutes les dignités vont être concentrés dans ce cinquantième de la nation, et qne les qnarante-neuf cinquantièmes restant ne seront qne les yils esclaves du cinquantième dominant? Ne voyea-vons pas que cette foule de petits tyrans ne songe qu'à pressurer le people et surtout les cultivateurs, qu'à persécuter toutes les personnes éclairées qui s'opposent à leur oppresrion, qu'à gaspiller le trésor de la nation, poil? satisfaire è leor avarice et à leur luxe? Ne voyez-vous pas tous ces abbés qui, par les trois voeux qu'ils ont fidts, sont réellement des esclaves, trav^ller à donner quelque consistance à leur nullité, en écrasant le pauvre peuple de leur opulence monacale, de leur orgueil, de leur ignorance et de leur Cuiatisme? Ne voyez-vous pas ces nobles Ibméliqnes accaparer tous les emplois lucratiGs, sous prétexte de soutenir le lustre de leurs maisons, c'esi^à-diie de vieux paioiMmins que rbomme éclairé méprise et tntne dans la boue^omme le cuir de ses souliers f Qui vous défendra eoatre ces despotes fidieules? Les membies du tiers état? liais II y a aussi de pedts eBiplois pour ces geBs4à, au moyen de quoi Ton fermerai la bouche k ces artisans qu'on veut nous donner pour fepfésenlanu du tien état, et qui ne repsésenlent dans le filt que ceux de leurs métiers, baMlant les villes. Peuple vertueux mais trop simple, liélas ! ne voyea^ras pas déjà qne les chaînes pèsent sur vos tètes malgré la bride que vous croyez tenir, tfest- Mire malgré votre andenne constitution? Le aeoret des postes

Mt violé de la manière la plus horrible; toutw le» lettres sont ouvertes, dès qu'elles sont adressées à des hommes capables de défendre voire liberté; et lt»s secrets des familles sont la proie d'un tas de gens sans mission , qui désolent le commerce dans nos villes, et qui foulent le sanctuaire le plus sacré que la liberté

puisse avoir; d'un autre côté, l'on restreint cruellement la liberté

de la presse, tandis que c'est par la seule liberté de la presse, telle qu'elle est admise en Angleterre, en France, en Hollande, en Suisse, que la liberté civile se soutient, parce qu'elle peut seule éclairer les crimes des oppresseurs du peuple. On vous donne des censeurs pour que les inlprimeu^^ ne puissent vendre ouvertement au public que les pièces qui favorisent le fanatisme ou le système tyrannique de ceux qui, sans mandat, se disent vos représentants. On menace même de supprimer les feuilles publiques qui vous exposent les vrais principes de la liberté civile. Si un honnête homme ose ouvrir la bouche pour vous défendre; s'il publie ses pensées impartiales, on lui lance des imprimés par lesquels on vous excite chrétiennement à Tassassiner; et c'est ainsi que les nouveaux usurpateurs de l'autorité traitent leurs concitoyens par droit et sentence. — Vous n'avez pas l'ombre d'une barrière contre le fanatisme des prêtres, contre la rapacité des nobles, contre le despotisme aflreux dont on veut vous accabler : et lorsque les maux seront à leur comble, il ne vous restera qu'à gémir sous le poids de vos fers ou à égorger les monstres qui vous opprimeront : parti terrible, mais nécessaire un jour, et que vous ne pourrez exécuter sans répandre bt?aucoup de sang, tandis que vous pourriez aujourd'hui récupérer tout d'un coup vos droits et votre liberté, en demandant à ces nouveaux tyrans : qui êtei-vous? — Belges, la sonvtraineté de la Belgique vous appartient , et vous n'en ftves confié l'exercice à personne. Ceux qui osent se dire vos représeotants ne le sont point; vons ne leur ivex jamais donné la commission de gonvemer en votre nom : ils sont vos spolleteun* limqails vous ont fait serment de fidélité, ils ont commis un parjure manifeite dont ils readronl compte d'abord à la nation, ensuite à Dieu.

fin efi'et, qn'eÉt-eeqtt'étre fidèle à la nation? C'est lui conserver um ses diolte; et cependant au momenl même où ils juraient éê vene eenierw lem voe droite» Ue voue déponilliieAi du plue

sacré de tous, de voire droit di* M)uven*ineté. Ils étaient donc parjures^ tout eu jurant de ne jauiais l'être. Ils ont Tinsolenoe de traiter de brouillons , de royalistes caches ceux qui vous éclairent... Ah! les vrais brouillons, les royalistes cach^ sont ceux qui placent les tondenienis d'une république naissante sur les sables mouvants de I injustice. On a dit des Français : Ils veulent être littres, et ne savent pas être justes. Jamais aphorisme ne pourra mieux s'appliquer qu'aux états de la Ltelgique. 0 Belges! a en secouant le joug de i'AutrieUe, vous avea voulu être libres et conséquemment heureux, ouvrez les yeuit et n'en croyez pas si facilement ceux qui vous assurent que vous avez un cheval parce que vous tenez une bride. Regardes si le cheval est bien là, si vous avez réellement la Joyeuse entrée, quand il n'y a plus d'entrée; si en un mot vous jouissez d'une liberté solide qu'on ne puisse éluder, lin vieillard expirant vous donne cas oobmUs MlfiUtires ; si vous en profites» il moum oontont* »

Bitnitg d'une lirocbure intitulé :

LA QUIlZdEIIE L£Ç0N DU SUPPLÉMENT AU CATËUilSUE DE MALiNES.

DeUièeciétlMmte$mulénmâetolUiklm9.

D. Quelle est Is secte dont parle monseigneur notre archevêque dans son uitmiiMiant de carlm donné le 21 janvlor 1780? R. secte qu'otf oqbmH Êom le noiii de fonolosiM*

D. D'où tient cette secte son nom?

A ITun cem^ Vonck^ àtocst à BnmlltSf qnl éUél ytmilli à

se faire chef de ce parti et à le diriger* Z>. En quoi eoosiste le fonckisme?

R, En ce qu'on ose soMMir el qu'on s'efforce do posBider «a poiiple que lorsque le souverain asi dépouillé de sa sonverainetép les droit» do la souv eruneté appartisBBont bob tui état» de diaque province, mais à k| Bation«eatiére« D. A qui doit doae alors 9iifpÊÊtÊBi9 In soBveralBlét R. Indttliital^lenientavs états de cteqvo pioffaMO, il bob pnsà laaatioB.

D. Le peuple en est donc exclus ?

H. Point du tout, les états sont les rej^résentants légitimes de tout le peuple.

D. De quels ordres sont composés les états en Brabani?

R. Des abbés, des nobles, et du premier bourgmestre et premier pensionnaire des villes de Louvain, Bruxelles et Anvers.

D, Ces messieurs seront donc les souverains?

J?. Ils seront comme représentants légitimes de toute la nation.

D. Le peuple des moindres Tilles et Iranchises, celui du plat- pays, par qui est-il représenté?

R. 11 n*a pas d'autres représentants que lesdits trois bourg- — liiestres et trois pensionnaires; aussi n'en artril pas l)esoiQ.

D. Pourquoi n'en a-t-il pas besoin? ■

R. Parce qu'il doit se laisser conduire et qu'on doit présumer qu'il est trop stupide pour juger de ses propres intérêts ; il doit se fier sur lesdits bourgmestres. En outre» les moindres villes, fh)nchises et le plat-pa^s ne contribuent pat suffisamment dans les charges publiques pour avoir leurs rei^téscntaiita dans> les états.

D. Quelle proportion y a-t-il entre la oontrlbntioii des obefevilles, et celle desdites autres places ?

H, Quand la ville de Louvaiu paye 19 florins, son quartier doit payer 81; lorsque la ville de Bruxelles donne 48, scm quartier donne 52 , et quand la ville d^Anvers contribue «pour 30 , son quartier doit payer 70.

D. Puisque 81 sont plus que 19, 52 plus que 48, et 70 plus que 30, ces moindres villes franchises et plat-pays oontribuent donc plus que les chelii-villes?

A. Oui, toutes ces places ensemble, mais ceci n'est pas une raison sufllsante pour leur accorder des représentants dans les séanoes des états, puisqu'il sera to^|oui8 mi que diacune des cbefe-vllles contribue plus que chacune des moindres, chacune des franchises el chaque village.

D. Mais chacune de ces places ensemble contribuant plus que chacune des trois chefe-villes, par quelle ralsoii n'acconie4-on point à ces places, prises eolleetivènMikt, des r e p résentants qui prennent séance «oz élatst

il. C'est «n myslèi« d'État; on ddt croire ce que mqsmds

déjà dit, que les habitents de ces moindres pleoesiOBIlrop grossien mi tnp stupides, et qu'ils Mufeal méprisas el Imës par nos seigneurs les sbbés et gens de la noblesse. D'altleus il doit sufilre que eed est eonfome à rirtéfoeabie eonstitittioii de Bftbant.

D. Msds si Ift niÉiOB dissitde ne plus vouloir oes représentants, qu'elle veut avoir et chelsir-des antres?

H. La nation n*a pas droit de révoquer sa commission, puisque lesdits représentants sont les représentants légitimes, les représentants nés de toute la nation.

D. Tous les voDckistes sont-ils prédestinés à la damnation

éternelle?

R. Oui , même jusqu'à la quatrième génération inclusivement, et par cette raison, c'est une œuvre méritoire de les massacrer, puisqu'en les tuant on les empêche de laire des enfants prédestinés à la damnation éternelle; c'est ce qu'un très-pieux récollet a prêché ouvertement dans l'église desdits frères , le 4 octobre 1790, jour de la fête de saint François.

D. Gomment peut le susdit frère récoUet connaître les jugements secrets de Dieu?

R. Par des révélations particulières de Dieu; plttsieurs autres prédicateurs de nos provinces belgiqiies ont eu pareilles révélations sur la damnation éternellé de l'empereur Joseph II; ils ont eu soin de les publier partout dans leurs sermons et du haut des chaires de la vérité

Df STiraiON Kt rIeOUS P'UHB ASSOCUTION PATmOTIQOB SOUS L'ODEJoiB

Propatrià.

Il est convenu entre quelques-uns des principaux patriotes d'instituer de nouveau une association, sous la dénomination de Société patriotique ou Association pro putriây à l'imitation de celle connue sous le titre de jiro am et fom. On prie en oonsé-

«MMi mm mi pitriM de fidre «t d'tiwi w i f «• ^ tttH t !• StooMllii-^NNis po«r It bli être de le petfie «ix lé et hittoM de letodidlé et à foUe carAkmr; 9* ticYm d'carôler ves anlti i^qae Aiqee inidléeiurôle 6, 7» iO Mires ou danntage ; ceux-ci . QnrMeroBt de méneetainsi «woessifemeat; 4^iMniiez pour chaque pmoiiiie eerAlée nli billet d'engagement de la grandeur d'une etrteà jouer, aTeellnseriptien que présente la figure oi-dessous :

ie soussigné promets et Jure d'être fidèle à la patrie, de la secourir, et de garder le secret ^tie mon enrôleui^ m'enjoindra.

est reçu au nom de la patrie par moi comme enr^leui^. W.

tt* prêtez le serment exprimé dans ostte figure entre les mains de votre enrôleur; Tenrôlé posera son nom à Tendroit marqué G. et i enrôleur le sien k Tendroit nuirqué W. ; Tun et Tautre signeront avec un nom de guerre arbitraire et adoptif; 7« la ville ou village, où réside l'enrôlé, sera marqué à Tendroit de la préposition à ; 8° que chaque enrôleur prenne avec lui le billet de son enrôlé, le tasse passer k son enrôleur, celui-ci au sien, et ainsi de suite, Jusqu'âi ce qu'à la iin tous les billets parviennent dans les mains des chefs. Par là on pourra connaître les forces respectives de l'association dans toutes les villes et villages , et les employer avec fruit; 9" connaissez, annotez et retenez bien les noms propres et adoptés de vos enrôleurs êt de vos enrôlés, ainsi que leur demeure, afin d'éviter des erreurs dans la communication des ordres ou autrement; 10* ftiites passer avec la plus grande célébrité les ordres et les billets; 11° faites partir pour le lieu de résidence de la société, tous les vrais et bien intentionnés patriotes dont les aflaires, la situation et le zèle le permettront; on y aura soin d'eux , en attendant qu'on ait pris les arrangements convenables pour exécuter la même chose en d'autres endroits des Pays-Bas et sur les frontières, comme on le fera connaître par la suite. On assignera d'autres places de résidence à ceiu %ui a'jf

Tondraient pas longtemps séjourner; IS" tâchei de former des partisans, surtout parmi les volontaires dans toutes les tilles, fûte^^vous obligé, pour an saisir l'occasion, de vous ranger sous les drapeaux de H. Van der Noot, d'assister à la promenade de son portrait ou autrement; sans œpendant tremper dans aucune prolauation, ou mauvais traitemcnl de son prochain; 13" ne cédez cette feuille qu à celui qui se propose d'enrôler, et seuiemenl après qu'il aura prononce entre vos mains le serment exi{i;é; 14*» il vous sera permis de laire usage, h la coutume des francsmaçons, de certains signes qu'on aura soin de vous indiquer; ih" transmettez promplemenl le rapport de toute trahison, espionnage ou autres ruses et machinations contre l'association soit par lettres closes adressées à la société Pro patriâ , ou de vive voix à votre enrôleur; 16" tâchez d'étendre ou de propager autant que possible votre enrôlement dans l'armée belgique, non moins parmi les soldats que parmi les oUiciers , sans détourner pour cela qui que ce soit du service, encourageant au contraire tout le monde à combattre vaillamment pour la patrie; i7<' instruisez vos amis dans les principes du droit du peuple et de la vraie liberté, et donnez-leur des notions sur rétablissement d'une vraie république; 18<> si quelque membre de cette association était poursuivi, arrêté, maltraité, ou endommagé à ce sujet, la société s'engage d'employer tous les m(»yens qui sont en son pouvoir pour le défendre et le délivrer; elle prend même sur elle de répondre à tout, d'Indemniser les membres, et de venger l'injure à lui faite par telle voie ouverte et cachée, dont eUe iroiiconvenir de laire usage. »

«iGLBiieirr «urAflui aiirM lb 2 lom 1790 imb vbmÈA M •

t»N€RfeS fleWERARI AUPIlin Of L'ABIIÉB.

{Voy. p. loîi.)

I. Tout nuuiqQe de miliordiiwtlon envers son snpéfienr de Is pnt du soldtt , selt en miirmount, soit en refùMnt de inaveiier su iMsia qu'on lui sssigne, doit être (hinl, soit en le mettant ani UXÈ^ Mrft en lui Miant donner des coups de plat de sabra, il l*oppo8lUon était fomelle et dégénérait en tésManeti roOder

doit le filtre arrêter, et il passera par les verges ou recevra cent coups de plat de sabre. — 11. Tout soldat qui menacera soit de parole, soit par des voies de fait, son supérieur, sera puni de mort sans autre forme de procès , et l'oflicier ne sera pas repris s'il le luait sur la place. — III. Toute mutinerie, tout cri séditieux tendant à troubler la tranquillité et l'ordre de la troupe, sera puni de mort. — IV. Tout soldat qui désertera de son poste devant l'ennemi, sera puni de mort : ceux qui quitteront leur poste dans l'intérieur de l'armée ou dans le camp, et déserteront de leur drapeau pour aller en arrière passeront par les verges ou recevront cent coups de plat de sabre. — V. Tout soldat, dans quelque cas qu'il ait déserté, qui emploiera les armes soit contre une garde ou patrouille, civilu ou militaire, pour se soustraire à être arrêté, sera puni de mort. — VI. Tout soldat qui fuira lâchement devant l'ennemi et jettera ses armes, s'il n'est point blessé, sera puni de mort; si c'était une troupe entière qui commît une telle lâcheté, elle sera décimée. — VU. Tout soldat qui sera surpris en maraude et qui aura volé des vivres ou autres effets, recevra cent coups de |)lat de sabre h la tête du camp et sera chassé comme infâme et selon la gravité du cas marqué d'un fer rouge. — VIII. Tout soldat qui étant en faction soit à l'armée, soit en garnison, quittera son poste ou s'y endormira, recevra cent coups de plat de sabre. — IX. Tout homme qui s'absentera de son corps ou de sa compagnie sans une permission et passe légale de ses supérieurs, sera regardé comme 4ésertettr. —

X. Tout officier qui, dans un combat, abandonnera sa troupe et lui donnera par ik l'exemple de la lâcheté « sera puni de mort. -~

XI. Teut ofiicier qui manquera par des voies de fait à ses supérieurs, sera déclaré iulànie et puni de mort. — Xlt ToutelQcier

. ^ s'al)sentera de l'armée sans la permission de ses .sa^^ériem» quand ce n*est point en présence de J'memi» sera puni pw la perte de son état et rayé du tahleau. — XIII. Les officiers (|ttl aeront-oonnineitt d'avoir excité quelque sédition disis l'année et HwoMBtéfer des propos la mutinerie et le déM>rdre^.aflrat pute de mort. XIY. Ceux qui auront entendu tenir de tels propos et ne Jes .auront pas déndneéa dans Tespaee de ringtrquatre heures semt revurdés comme ûkuteuis et eompUoes^et par com* séquest emuiroat It même peine» ete., ele»

non SOI L^SNTUCVOB SB MMtàl*

{Foy. p. 160.) .

Nous Usons dans les Mémoires de Vonck que lorsque les démocrates arrivèrent à Douai, le comte Cornet de Grez leur fit immédiatement connaître que le congrès avait demandé à rassemblée nationale, on plutôt aux notabilités de cette assemblée, l'envoi de trois ou quatre régiments d'infanterie et d'un régiment de cavalerie. Les notabilités de l'assemblée nationale étaient disposées à accorder leur appui aux Belges pourvu que Ton établit dans les Pays-Bas un ordre de choses fondé sur la liberté et sur une réconciliation avec les démocrates. Van Eupen el le comte de . Thiennes avaient donc été envoyés à Douai pourconclnreunaccom* modement. Bans l'entrevue qui eut lieu ensuite entre les députés du congrès et les eheb de l'opinion démocratique , la convention sidtante, évidemment dictée per les notabilités de l'assemblée nttlonale de France (1) , fut proposée : i« Le général Van der MeiMli devait ètie wndu à la libëfté et recevoir une pension de 15,000 florins; Il devili reprendre le commandement de l'ar- Siée avec trois généraux f nnçids sous ses ordres ; ^ on étaUlnit * un bon ëfstème de police et de Justice, sous la direction de personnes impartiales qui auraient même à cet égard la prépoiH dénno0 sur lo conseil de Bnbant; tous les vonddstes deviient être rappelés; 6^ l'orgtirisation du Bnbant derait êtn modflléè dans un sens démocratique; 0^ quand toutes ces condi* tioÉs auralefft été remplies, la France foumindt tous les se* obun dont ob avait besoin.

Van BupcB déclara, sur m parois éPhmnmvi que, S'il ii*)oiMeimH paa la ratUlettleB de cette conventio», il quitterait le congrès et màÊut lepa^s; il i^ta qnil avait loujoura vu que cda ne

(i> Borgoet pense que estait 11. le eenrte de Tblennei , envoyé ft Paria par le eongiis, qol avait rapporté les proposllions faites an nom de l'teionblée nationale do Franot» ITmI. été Btigtê, m,, t. I,^f>. téS.

pouvait pas aller ainsi; que Vàn der Noot et sa famille, ainsi que les doyens de Bruxelles lui suscitaient beaucoup d'embarras, mais qu'il triompherait avec Tappui du tiers état des villes de Louvain et d'Anvefs, dont il ftisnit ce qu'il voulait, enftn qu*il était sûr de réussir.

Naerdm oiMvydf^ ammirkingen, p. 139.

VU

ooMmATiON BiaoaiATiiHiB naM lb ■ahadi •

{Foy. p. m.)

C'est aussi dans les Mémoires de Vonck que Tod trouve des détails curieux sur la dernière tentative des vonckistes : « L'entreprise sur la Flandre ayant échoué , dit*il , et comme il ne fsèXr lait plus espérer non plus une réconciliation , plusieurs d'entre nous furent d'avis qu'il fallait le plus tôt possible organiser une nouvelle entreprise , avant que le peuple ne fût complètement abusé. La situation de la province de Hainaut parut alors asses &vorable pour tenter quelque chose de ce côté. Les démooratai de Mons ne cessaient de nous envoyer des émissaires pour noua inviter à prendre cette détermination. Ils nous assuraient qu'ils pouvaient compter sur la nugeure partie des volontaires et des soldats de la garnison , U« naos promettaient conaéqoemment Tappai de toute la ville, pourvu qua nous pussions rassembler quelques forces an dehors pour ne pas les exposer seuls à toute la puissance du oongrte et des états. Nous résolûmes en&i d« les écouter el de nous préparer. Noua fûmes assez heureux pour trouver quelqu'un qui voulût bien avancer de l'argent, et nous commençâmes par répandre une proclamation sur les frontières du Hainaut et de la FliBindre (1). Cette proclamation était destinée à Àire conimltre nos véritables sentiments» qui n'étaient ni pour ni contre le roi Léopold , mais uniquement pour le peuple, et mtottt à gegnw les districts dévoués an rei. Nous tiavaUlftmes

(1) C est la pmlanlen que neus avens eitée, p. IW.

aussi tant que nous pûmes l'intérieur du pays et Tarmée patriotique. Mais comme plusieurs de notre parti, qui se trouvaient à Paris et ailleurs, combattaient nos desseins auprès des membres de Tassanblée nationale et des municipalités des villes, nous ëproQvftmes donc beaucoup de résistance en France même. D'un autre côté, nous avions aussi pour adversaires la plus grande partie des réfugiés royalistes, qui se trouvaient partout sur les ' frontières, ainsi que les émissaires de la république belge, dont le principal était le comte de Robertsart, de Mons. Il en résulta que trois des nôtres ayant étAnvoyés da côté de Tannée et de Givet, deux furent pris et emprisonnés pour quelque temps. Le sieur De Miert, Montois» en qui nous avions beaucoup de confiance, fut trabi et emprisonné; on nous soutira ensuite de l'argent au moment où nous en avions le plus besoin. Cependani nous obtînmes encore quelque argent par Tentremise du sieur Guzman : mais les continuel lés alarmes dans lesquelles nous étions en France, l*arrestation d'un des nôtrçsà Valenciennes et d'nn autre à Quesnoy, le déplacement de plusieurs de nos offiderSy et enfin Temprisonnement de sieur Guzman à Douai, dont les vues d'ailleurs n'étaient pas conformes aux nôtres, toutes ces causes ont rendu inutiles nos travaux si pénibles et si désagréa- bles. »

Kaerdm nngeydige ammerkingen, p. 146.

PDI nu TOUS BEUXlftinS.

TÂBLE DES MATIÈRES.

Page 1