‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 35 sur 109 · LIVRE L— RICHARD CONVOQUE · texte numérisé non relu

LIVRE L— RICHARD CONVOQUE

d'avril; plus de cinq cents officiers^ réunis à Wallingford- House^ après de solennelles prières prononcées par le docteur Owen^ entrèrent en délibération. Les principaux officiers attachés au Protecteur^ lord Howard qui commandait sa garde^ lord Faulconbridge et lord Broghill lui-même s'étaient rendus à la réunion. Desborough fit un long discours, célébrant les anciennes victoires de l'armée et les grâces que Dieu lui avait faites, déplorant ses souffrances, s'élevant contre les faux frères, les enfants de Bélial qui l'avaient trahie, proclamant que la bonne vieille cause était menacée, et demandant enfin que, pour la sauver, pour écarter de Tarmée les traîtres, tout officier fût tenu de déclarer, sous serment, qu'il regardait la condamnation et Texécution du feu roi Charles Stuart comme juste et légitime. De bruyants témoignages accueillirent cette proposition. Lord Howard et lord Faulconbridge sortirent à l'instant, soit de colère, soit pour aller instruire le Protecteur. Lord Broghill resta et repoussa hautement la demande de Desborough : a 11 était, i» dit-il, a opposé à tout serment exigé ce de l'armée ; c'était un commencement de servitude ; « si l'armée s'imposait elle-même un serment, d'autres c( pouvoirs viendraient bientôt lui en imposer de noua veaux. Quoi de plus injuste d'ailleurs que de préten- « dre faire proclamer la légitimité d'un jugement par « des hommes qui n'ont point assisté au procès, qui (c n'ont entendu ni les témoignages ni les débats? Si « vous voulez un serment pour épurer l'armée, mol a aussi j'en ai un à vous proposer ; que tout officier soit

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