‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 38 sur 109 · CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS · texte numérisé non relu

CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS

être un moment que ce serait là une manifestation vaine qu'elle pourrait laisser passer sans combat. Mais cette illusion^ si quelques esprits l'avaient accueillie^ se dissipa bientôt; T humble reprisenlation fut sur-le-champ imprimée et partout répandue; un grand nombre de sous-officiers et de soldats^ entre autres ceux du régiment de feu le colonel Pride^ l'appuyèrent par des pétitions plus explicites et adressées à Fleetwood comme général en chef de l'armée : a Nous qui avons^ sous « votre commandement, trempé nos mains dans le sang « pour cette querelle, » lui disaient-ils, a nous serions a épouvantés du compte que nous aurions à rendre au a grand et terrible jour du Seigneur si, par notre « silence, ces nations venaient à perdre leurs libertés, a et retombaient sous le joug de cette famille que Dieu « a si manifestement condamnée par tant d'actes de sa a providence, presque pareils à des miracles. » Ils se déclaraient prêts à risquer, comme jadis, leur vie pour la bonne vieille cause, « soit contre le vieux parti Cavaa lier, soit contre tout autre parti qui tenterait de nous « ramener vers la même servitude, a Des pétitions de quakers et d'autres sectaires se joignirent à celles-là. Deux aldermen et quelques officiers des milices de la Cité réussirent , bien qu'avec peine , à faire exprimer, en leur nom, des sentiments analogues. Le Conseil général des officiers continuait de se rassembler et d'appeler, sur ses démarches, les bénédictions de Dieu. Des prédicateurs populaires, et, parmi eux, quelques-uns des chapelains favoris de Cromwell, présidaient à ces

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