‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 40 sur 109 · AU CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS · texte numérisé non relu

AU CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS

Scott^ Ludlow^ Yane lui-même éleTèrent des objections : a Prenez garde^ » dirent-ils^ « à ne pas vous aliéner tout ff à fait les aflèctions de Tannée; — N'allez pas ôter a répine du pied d'un autre pour la remettre dans votre a propre pied; — Il n'est jamais politique de témoigner ff tant de méfiance à ceux à qui Ton est dans la nécessité ff de se fier. » Scott parla plus clairement : « Disperser « vos officiers, » dit-il, « c'est*réunir les Cavaliers. » Le secret de l'opposition des chefs républicains était là; eflrayés du mouvement ascendant des royalistes, leurs alarmes révolutionnaires l'emportaient sur leur zèle pour l'indépendance du Parlement, et ils étaient entrés en intelligence secrète avec les chefs militaires, préférant les chances de ce joug à celles du retour de Charles Stuart. Mais la Chambre ne partageait ni leurs antipathies, ni leurs terreurs ; composée en majorité de presbytériens plus ou moins favorables au roi, et d'hommes nouveaux étrangers aux intérêts personnels des vieux partis, eUe défendait son honneur et ses droits sans s'inquiéter des suites de sa résistance. Elle vota d'abord l'interdiction au Conseil général des officiers de se réunir sans l'autorisation du Protecteur et des deux Chambres du Parlement; puis, la déclaration que nul ne pourrait avoir un commandement dans l'armée ou dans la flotte s'il ne prenait l'engagement de ne jamais troubler la liberté des réunions des deux Chambres et de leurs débats ; et elle ordonna que ces deux votes fussent inunédiatemisnt comn^uniqués à l'ai^tre Chambre pour demander son concours. Sa dignité, sinon sa sûreté,

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ainsi mise i commt, la ChamlHV se préoocuiia de pour- Toir aux intérêts dont le mécontentement oq les inquiétudes aTuent, ea apparence du moins^ ammé cette crise : eDe décida qne, dès le l^ideniain, elle prendrait en considération les moyens d'acquitter les arrérages dûs aux forces de terre et de mer. Des malreiDants^ CaTatters ou autres, étaient, disait-on, arrivés d^uis quelque temps en grand nombre à Londres ou aux environs; un oRuité de YÎngtHi^if memlves eut mission de rechercher et de pitqwser des mesures efficaces pour mettre Son Altesse, le Parlement et la nation à l'abri de leurs desseiifs. D'anciens serviteurs de la république s'étaient inontrés inquiets pour leur prc^re sécurité ; trois jurisconsultes furent chaînés de préparer un bill pour les couvrir, en tous cas, contre toute poursuite. Toutes ces mesures furent Totées rapidement et dans la même séance. La Chambre voulait, en se défendant ellemême contre leurs attaques, enlever tout prétexte aux accusations et aux plaintes de ses ennemis *.

Quand ces résolutions furent connues àWhitehall, les conseillers du Protecteur essayèrent de lui inspirer la même fermeté que la Chambre venait de déployer : c Tenez bon avec le Parlement, » lui dit lord BroghiO, c et dissolvez le Conseil général des officiers. — Comment a m'y prendre? » demanda Richard. — a Si vous m'y a autorisez, je vous préparerai un petit discours; vous a irez demain au Conseil des officiers, et, après y avoir

« JournaU of the h. ofC, t. VII, p. 641-642 ;—ParZ. hisL, tXXI, p. 348;— Burton, Diary, t. IV, p. 448-463;— Whi tel ocke, p. 677.

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