LE CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS
« siégé quelques moments^ vous vous. lèverez et vous « prononcerez votre décision. » Richard consentit^ et le lendemain^ vers dix heures^ il alla en effet prendre solennellement séance à Wallingford-House, au milieu des officiers^ les uns contents, les autres inquiets de sa présence. Pendant une heure, il écouta attentivement leurs débats, et se levant tout à coup : a Messieurs, » dit-il, a j'accepte avec reconnaissance vos services; j'ai « examiné vos griefs, et je pense que le meilleur moyen « de les redresser, c'est d'en délibérer avec le Parlea ment maintenant en session, dont plusieurs d'entre « vous sont membres, et qui vous fera justice. J'annule a donc les ordres que j'avais donnés pour vous réunir ; a je dissous ce Ck)nseil, et je vous invite tous à retourner « à vos divers commandements \ d
Surpris autant qu'irrités, les mécontents eux-mêmes n'osèrent résister en face au Protecteur, et se retirèrent; mais peu après, se rencontrant avec lord Broghill dans la Chambre des Lords où ils venaient délibérer sur les résolutions que la Chambre des Communes leur avait transmises, plusieurs d'entre eux, les yeux fixés sur lui, dénoncèrent avec amertume l'affi'ont qu'ils avaient reçu, et demandèrent qu'une adresse fût présentée au Protecteur afin de savoir qui lui avait conseillé de dissoudre ainsi le Conseil de guerre sans avoir préalablement instruit de son dessein le Parlement tout entier, et
* Morrice, Memoin of Roger^ Earl of Orrery, c. V , p. 28-29; — Oldmizon, Hist, oftheStuarU , p. 432-434; —Neal, Htst. ofihe Vuritcma^ t. IV, p. 192.