LIVRE II
L*aniiée rappelle le Long Parlement. — Dimcultét qu'il rencontre.— Ce qu'il fait pour les surmonter. — Son administration intérieure. — Sa politique extérieure. — Ses premiers succès.— Ses dissensions intestines. — - État du parti royaliste.— Ses noureauz éléments.— Dispositions de Charles II.—
Hyde, son principal conseiller. — Menées des partisans du duc d'York
tk»mplot royaliste.— Trahison de Willis.— Insurrection deBooth.— Il est défait par 'Lambert.- Charles II à Fontarabie.-Menées de Lambert et de
l'armée contre le Parlement.— La querelle éclate Le Parlement destitue
Lambert.— Lambert chasse le Parlement.
La république^ quand elle est, chez un peuple, le résultat naturel et vrai de son état social, de ses idées et de ses mœurs, est un gouvernement digne de sympathie et de respect, qui a ses vices théoriques et pratiques, comme tous les établissements humains, mais qui honore et sert l'humanité , car il la provoque à déployer ses grandes forces morales, et il peut la porter à un très-haut degré d'activité et de vertu, de prospérité et de gloire. Mais la république intempestive et factice , étrangère à l'iiistoire et aux mœurs nationales, introduite et soutenue par Torgueil d'esprit et Tégoïsme de faction , est un gouvernement détestable en soi, car il est plein de mensonge et de violence, et qui a de plus cette conséquence déplorable qu'il décrie, dans l'esprit des peuples^ les principes du