‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 57 sur 109 · U6 LIVRE II.— RELATIONS DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

U6 LIVRE II.— RELATIONS DU PARLEMENT

de provinces, et envoya à Monk, en Ecosse, un officier pour savoir quelle conduite il se proposait de tenir dans cette crise, et se concerter avec lui. n accueillait en même temps les ouvertures des royalistes, se mettait, par son beau-frère Faulconbridge, en rapport avec le roi lui-même, et semblait si près de lever Tétendard royal que, sur cette perspective, la cité de Dublin n'hésita point à manifester ses dispositions; on commença à lever, dans les contrées du nord de Tile, un corps d'armée pour appuyer le mouvement, et à Bruxelles Charles se crut sur le point de recevoir l'Irlande des mains de Henri Cromwell, décide à ne la point remettre au Parlement ^

Sur inËcoBse, les républicains n'étaient guère plus tranquilles : Haslerig avait, il est vrai, conservé avec Monk de bons rapports; Fleetwood donna connais^ sance au Parlement' d'une lettre qu'il venait d'en recevoir et qui indiquait de bonnes dispositions* Mais Bionk avait' aussi écrit àThurloe* pour lui témoigner son intérêt au moment d'une si forte crise. On citait de lui quel-^ ques paroles sur les égards dus aux fils de Cromwell, qui avait rendu de si grands services à la nation. Sa tad* turne impartialité inquiétât et rassurait tour à tour. De

1 Clarendon, State-Papers, t. III, p. 470-471, 500, 501, 516, 5«9; — Thurloe, State-Papers, t. Vil, p. ^4; — Ludlow, Mémoires, dand ma CoUecUen^ t. II, p. 469; — Noble, Mernow-s of thê Protectcral house, t. I. p. 208-210 ;—Leland, HisL of Irelandy t. III, p. 401- 402 ;•*- Bordeaua: à Mazwrin, 26 et 29 m&i 1659 {DoiswnenU historiçues, n«ÎXXI ).

3 Le 9 mai 1659.

8 Le 3 mai 1659.

ATEC XOKK , LOCKHABT, ETC- 147

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ses officiers et de leurs équipages se montraient disposés à le suivre dans ses résolutions ^

Le parti royaliste ne s'empressait point à profiter, pour faire explosion, de ces éléments de défection dans le camp ennemi. Point d'insurrection prématurée , ne rien tenter sans l'aveu formel et môme sans la présence du roi, attendre les fautes et le décri du vieux pouvoir qui essayait de se relever, tel était l'avis du comité dirigeant à Londres, et la pente naturelle du parti lui-même, las de tant de douloureux et vains efforts. Mais sous le voile de cette inertie générale, l'activité renaissait dans le parti avec l'espérance; un grand nombre de royalistes, ou plus jeunes, ou ranimés par un long repos, ou récemment convertis, reprenaient leurs visites de campagne, leurs entrevues secrètes, formaient des plans, entraient en correspondance avec Charles ou ses conseillers, lui transmettaient des informations, lui demandaient des instructions, lui recrutaient des partisans. Les assurances de dévouement et les offres de service arrivaient à Bruxelles de toutes parts. Lord Falkland, le général Venables, M. Popham^ M. Howe, sir George Booth, une foule de gentilshommes importants dans leurs comtés se déclaraient prêts à agir. Des messagers dévoués allaient et venaient sans cesse d'Angleterre en Flandre, en Hollande, en France. Plus intelligent et plus entreprenant qu'aucun autre,, le jeune frère du comte de Peterborough, John Mordaunt, en-

1 lioblCf M emoirs of the Protector al house, t. II, p. 233-273; — Clarendon, State-Papers^ t. III, p. 488.

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