LIVRE II.^CONSBIL D*ÉTAT
ras. En y appelant les prindpanx chef» de l'armée^ Lambert, Desborongh, Berry, Sydenham, le Pari^ment eut soin d^y assurer, aux républicains civils et ^rouvés^ une forte minorité. Le serment contint un engagemmt positif a contre tout gouvernement d'un seul. & MécoiH tents et ne voulant pas se lier absolument dans Tavenir, plusieurs des officiers, Fleetwood et Sydenham entre autres, refusèrent de le prêter; ils étaient, dirent-ils, opposés à tout serment. Le Parlement n'insista point, et sur leur simple assurance de fidélité générale, ils furent autorisés à siéger. Mécontents encore, car ils n'étaient pas les maîtres, ils ne vinrent siéger que rarement, attentifs à se séparer du Conseil, tantôt par leur absence, tantôt par des propos pleins d'humeur. Outre ces officiers, le Parlement républicain avait, dans son Conseil d'Ëtat, des ennemis cachés : Tun des membres choisis en dehors de la Chambre, sir Horatio Townsend^ grand propriétaire du comté de Norfolk, était en relation avec le roi proscrit, et lui fit demander s^il devait ou non accepter. Charles Ty autorisa formellement. A peine publiée, la hste du Conseil d'État fut accueiUie, dans les conversations et dans les pamphlets, avec une impitoyable ironie; on plaçait, à côté des noms, les plus insultants commentaires : « Le colonel Thompson, tête de a bois, comme sa jambe; — Wallop, gentilhomme muet « du Hampshire, criblé de dettes, bon conseiller de la « République s^il peut lui apprendre à payer les siennes; a — Desborough, paysan de village, pas plus d'esprit a que de peur; — Berry. le pire des majors généraux ^