ENVERS LE PARTI ROYALISTE
raient ardemment que leur roi fût rétabli sur son trône a uniquement^» disaient-ils^ apardesmainsanglaises;» ils se préoccupaient de savoir si Charles était un vrai et ferme protestant. La reine-mère et ses entours , le duc dTork et ses afQdés leur causaient de vives inquiétudes ; la profession publique ou la préférence avouée de la foi catholique et des maximes de la monarchie absolue prévalaient dans ce petit cercle d'exilés devenus presque étrangers aux traditions politiques comme aux croyances religieuses de T Angleterre. Quoique Charles vécût habituellement à Bruxelles^ on redoutait sur lui Tinfluence 9e sa mère^ et son propre goût pour la cour de France^ qu'il ne visitait jamais sans se montrer charmé et entraîné par ses mœurs faciles et ses élégants plaisirs, n avait été^ et il était encore question^ pour lui^ de plusieurs mariages français^ M"« ^e Montpensier^ Mnt de Longueville^ H"' de Cliâtillon^ la niqce de Mazarin^ Hortense Mancini : combinaisons^ les unes de politique^ les autres de pure fantaisie^ quelques-unes peu dignes du roi^ toutes déplaisantes aux royalistes anglais. On commençait aussi à mal parler de la vie privée de Charles^ déjà libertin^ joueur^ incrédule; et les plus dévoués à sa cause demandaient qu'on leur donnât^ sur sa religion et son caractère^ une sécurité qu'au fond de l'âme ils n'avaient pas ^
i Clarendon, State-Pa^en, t. III, p. 607, 541, 51$-513| 531, 535 ; ^Mémoires de Afad"* de MontpenHer, t. Il, p. 1, 6, 13, 53, 58-67, 73-75, 143-147, 149-157, 233, 248-250, 319; t. III, p. 7, 48, 51, 183, 239, 279, 360. 434, 436, 451, 528 {Collection PeMot).