‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 75 sur 109 · LIVRE II.— MENÉES DES · texte numérisé non relu

LIVRE II.— MENÉES DES

anglais. Les jésuites, à cette époquCj^ avec plus ou moins • de conséquence et de discrétion, servaient partout la cour d'Espagne contre la cour de Fran($e. Le père Talbot, allant et venant sans cesse de Madrid à Bruxelles et de Bruxelles à Londres, s'employait avec ardeur, non-seulement à célébrer le duc d'York, mais à combattre l'influence de Mazarin, et à rétablir, entre l'Angleterre et l'Espagne, d'abord la paix, puis l'alliance; mêlant ainsi, à la cause religieuse des catholiques, une intrigue pour la couronne d'Angleterre, et une question de prépondérance européenne. Pour marcher à son but, il s^abouchait pêle-mêle avec des royalistes mécontents, des brouillons niveleurs, et même avec quelques chefs du Parlement républicain. Déplorable confusion de principes et d'intérêts, qui a beaucoup contribué à perdre les Stuart,et à prolonger, contre les catholiques, l'animosité méfiante du peuple anglais. Sur le continent comme en Angleterre, cette intrigue fut démêlée presque aussitôt que nouée : « Il ne m'est pas confirmé que personne ait « été envoyé d'ici en Flandre pour traiter de la paix, » mandait Bordeaux à Mazarin *; « mais le père jésuite est et toujours ici ; et ceux de sa compagnie l'ayant voulu « renvoyer delà la mer, sur la plainte qu'a faite le roi « d^Écosse de ses négociations, il a fait voir des ordres a supérieurs, d'où il se reconnaît que son voyage n'est « pas sans commission. Aussi . a-t-il eu quelque conféc< férence avec le sieur Scott, qui fait la fonction de « secrétaire d'État. » Quelques jours auparavant, l'un

i Le 5 juin 1659.

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