CONTRE LES ROYALISTES
début de la guerre civile^ n'avait pas cessé d'avoir la confiance du parti républicain, reçut de nouveau le commandement de toutes les forces réunies à Londres ou dans les environs. Les trois régiments qui avaient servi en France, sous Turenne, furent rappelés. Les précautions civiles se joignirent aux mesures militaires. On prescrivit à tous les membres de la Chambre de se rendre exactement tous les jours, dès huit heures du matin, à ses séances ; là même, il y avait des suspects, et on voulait les avoir sous la main. Plusieurs bills furent votés pour punir les faux bruits, pour exercer, soit dans les auberges, soit à rentrée et à la sortie du territoire, une police rigoureuse, pour récompenser ceux qui arrêteraient les personnes suspectes, pour interdire les courses de chevaux, les combats d'ours et de coqs, tous les rassemblements et les divertissements populaires. On ne se borna point à ces précautions générales : le Conseil d'État fit arrêter plusieurs des royalistes considérables, et le Parlement l'en approuva en lui donnant, par un acte spécial, le pouvoir de les détenir arbitrairement pendant quinze jours. Ce n'était pas assez pour étouffer tout complot; les jeunes conspirateurs, les propriétaires qui vivaient et agissaient dans leurs domaines, les esprits ardents et fiers bravaient ces rigueurs : « Sir Henri Vane me fait surveiller de trèsa près et partout,» écrivait Mordaunt'; a mais Dieu me a protégera, et je ne resterai pas oisif; ils le verront
i Le 7 juillet 1659.