‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 88 sur 109 · SIR GEORGE BOOTH PAU LAMBERT · texte numérisé non relu

SIR GEORGE BOOTH PAU LAMBERT

mistriss Lambert à la cause du roi, pour qu'à son toui* elle y gagnât son mari. Instruit par elle de ces ouvertures^ Lambert se fit honneur de son refus auprès de Yane, et par Yane auprès de Haslerig avec qui il était brouillé. Ils décidèrent la Chambre à se confier à lui. 11 vint, avec les plus chaudes protestations de fidélité et de zèle, recevoir sa commission des mains de FOrateur : et en lui répondant, rOrateur «qui voulait, » dit mistriss Hutchinson^ a faire valoir la confiance que la Chambre lui témoi- « gnait, se méprit dans ses paroles, de telle sorte qu'il a sembla prédire, de sa part, une nouvelle perfidie. » Prêt à oublier sa foi selon le besoin de sa fortune, plutôt que perfide avec préméditation, Lambert partit de Lon* dres, le 6 août, à la tête de cinq ou six mille hommes, et arriva à marches forcées dans le comté de Chester, où sir George Booth se promenait encore, attendant que l'insurrection éclatât aussi ailleurs, et tenant, avec ses amis, des conseils de plus en plus indécis. Pour gagner du temps, sans savoir ce quMl en ferait, il essaya d'entrer enpourparleravec Lambert qui n'en voulut accepter aucun. Surpris d'abord à Winnington, puis à Namptwich, et privés d'une partie de leurs forces et de leurs munitions qu'ils avaient laissées dans Chester, les royalistes furent défaits, presque sans combat; une poignée de braves, le lieutenant-colonel Morgan à leur tête, se firent tuer pour protéger une retraite qui devint une fuite. Chester et Liverpool rentrèrent au pouvoir du Parlement. Le comte de Derby et sir George Booth lui-même, qui ' essayaient de se sauver déguisés l'un en domestique,

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