SS8 ACCUSATIONS DE CORHUPTION
ses droits^ le désir de son développement libre et glo* rieux. Mais dans les rangs secondaires, et pourtant ao^ tifs, du parti, chez un grand nombre de membres soll du Parlement, soit des comités locaux qui le servaient> et sous l'empire soit des mécomptes politiques, soit dm tentations personnelles, Tégoïsme avide, Tesprit de li* cence ou dlndifférence, le dédain ou le doute pour la justice et la probité, avaient fait de tristes progrès, et suscitaient des désordres qui attiraient, sur le parti et sur le Parlement tout entier, une grande déconsidé* ration.
Plusieurs scandales éclatants vinrent justifier et envenimer ce sentiment public. Lilburne, toujours acharné à soutenir ses droits et à satisfaire ses haines, avait, au nom de l'un de ses oncles, réclamé la propriété de cer^ taines mines, dans le comté de Durham, contre sir Ar^ thur Ha^lerig, aussi remuant et aussi populaire dws \e Parlement que Lilburne dans la Cité, La réclamation fut deux fois rejetée par les comités cliargés de la juger*. Lilburne publia, contre ses juges, un pamphlet où il les appelait « des hommes iniques et indignes, que toute « société humaine devait vomir de son sein, et qui mé- «( ritaient bien mieux que d'être pendus^; » puis, il adressa au Parlement même une pétition non moins injurieuse pour Haslerig^ Le Parlement la ût examiner
* En 1649 et 1651.
' Ce pamphlet intitulé : Juste plainte contre le comité' d'Haher^ dashers'Hall^ fut publié en août 1651.
s En décembre 1651.