‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 13 sur 132 · ETAT DES PARTIS EN · texte numérisé non relu

ETAT DES PARTIS EN

droits et des forces de leurs adversaires, ni mesurer sur leur force réelle leurs propres prétentions. Les uns et les autres étaient divisés. En Ecosse les presbytériens violents remportaient dans le Parlement et dans TÉglise; mais ils avaient à côté d'eux une opposition formée des presbytériens modérés qui, en 4648, avaient fait la guerre au Parlement d'Angleterre pour Charles I*"", et qui comptaient, dans l'aristocratie et dans l'armée, de nombreux adhérents. En Irlande, une grande partie de l'aristocratie catholique, par loyauté ou par prudence, soutenait franchement, de concert avec la plupart des protestants irlandais, la cause du roi protestant ; mais elle était, à chaque pas, entravée par les passions, les méfiances et les exigences, aussi naturelles que mal calculées, du peuple catholique qui marchait sous ses drapeaux. Et dans l'un et l'autre royaume, autour du parti dominant intérieurement désuni, s'agitaient des partis attachés à des principes contraires, inférieurs en nombre, mais actifs, braves et obstinés : en Ecosse, d'un côté les royalistes purs, soit par foi anglicane, soit par dévouement monarchique; de l'autre, les sectaires indépendants, en intelligence avec les républicains anglais et leur Parlement : en Irlande, d'un côté les catholiques intraitables, ennemis de tout gouvernement protestant, soit qu'il fût monarchique ou républicain, et qui les combattaient tous tour à tour selon l'intérêt du moment; de l'autre, un petit nombre d'Anglais protestants et républicains établis en Irlande, et un assez grand nombre de cathohques irlandais timides qui se ran-

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