‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 47 sur 132 · SEPTEMBRE 1651). 17J · texte numérisé non relu

SEPTEMBRE 1651). 17J

la place^ et fit sommer le commandant, cpii Toccupait avec quinze cents hommes, de se rendre; on lui répondit à coups de canon; le fort fut emporté et la garnison passée au fil de Tépée. Royalistes et républicains arrivèrent en combattant à la porte de la ville ; là, le désordre fut extrême ; des chariots renv ersés obstruaient le passage ; Cliarles fut obligé de descendre de cheval et de rentrer à pied dans Worcester ; les républicains s'y précipitèrent après lui. Pendant ce temps, la lutte avait, à Touest , la même issue ; les Ecossais de Montgomery, après avoir épuisé leurs munitions, se retiraient sur la ville, iK)iursuivis par les troui)es de Fleetwood qui y entraient avec eux. Le combat recommença dans les rues, transformé en rencontres particulières, et mêlé de |)illage et d'héroïsme, de fuite et de dévouement. Charles, remonté à cheval, s'efforçait de rallier les siens, disant : « Tirez sur moi plutôt que de me laisser vivre [)our voir les suites de ce jour fatal. » Mais bientôt il ne fallut plus songer qu'à ne pas tomber aux mains de rennemi ; une cinquantaine de royalistes, conduits par lord Gleveland, le colonel Wogan, sir James Hamilton, le major Careless, se formèrent en un petit corps , et, avec un ardent courage, chargèrent ça et là l(»s tmupes républicaines, pour couvrir la retraite (hi roi (jui sortit enfin de Worcester par la porte Saint-Martin, et se jeta sur la route du nord. Il y retrouva, à peu de distance, une partie de la cavalerie de Lesley qui fuyait sans avoir combattu : il eut un moment quelque envie de tenter encore, sur eux, un effort pour revenir sur ses pas et rengager l'ac-

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