‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 49 sur 132 · DE CHARLES II · texte numérisé non relu

DE CHARLES II

très-prëS; souvent à coups de pique. Nous avons six ou sept mille prisonniers^ beaucoup d'officiers et de nobles^ le duc de Uamilton^ le comte de Rothes^ on dit aussi le comte de Lauderdale^ et bien d'autres hommes de grand nom dont quelques-uns seront^ à bon droite les objets de

votre justice Vraiment les dimensions de cette grâce

de Dieu surpassent mes pensées; c'est ^ si je ne me trompe^ une grâce suprême et qui couronne vos travaux pourvu qu'elle porte, tous ceux qui y sont

intéressés à la reconnaissance envers Celui dont le bon plaisir est de consolider notre cliangement de gouvernement^ en disposant si bien le peuple à le défendre et en bénissant les efforts de ses serviteurs dans cette grande œuvre*. »

A la lecture de cette lettre, le Parlement fit entrer le mîgorCobbett qui l'avait apportée, et voulut entendre de sa bouche un récit circonstancié de la bataille. Cobbett déposa en même temps le collier et la jarretière du roi, trouvés à Worcester dans la maison qu'il occupait. Deux membres de la Chambre, Scott et le major Salloway, revenus du camp où ils avaient été envoyés, satisfirent aussi par de nombreux détails la curiosité de leurs collègues. Chaque jour apportait les noms de nouveaux et importants prisonniers; les comtes de Derby, de Cleveland, de Lauderdale, de Shrewsbury, de Kelly, Massey, Middleton , Lesley luimême, presque tous les chefs royalistes tombèrent, dans

» Carlyle, CronvwelVs Letters, t. II, p. 143-146.

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