RIGUEURS I>U PARLEMENT
leur fuite^ entre les mains des. autorités républicaines. C'était vraiment, selon l'expression de Cromwell, une victoire suprême et le ooiu^onnement de la guerre. Le Parlement voulut en témoigner, par toutes sortes de marques, sa joie reconnaissante. Jl ordonna un service solennel d'actions de grâces dans les trois royaumes et un grand banquet dans Wliiteball. Quatre membres, Whitelocke, Lisle, Saint-John et Pickering, fm^ent déagnéspour aller au-dev<),nt de Cromwell, et lui exprimer, en termes officiellement votés, les sentiments qu'inspiraient à la Chambre ses glorieux services. Le palais de Hamptoncourt lui fut assigné comme résidence, avec une dotation en terres de 4,000 liv. sterl. de revenu. Ses principaux officiers, et jusqu'aux obscurs messagers qui avaient apporté les nouvelles, reçurent de riches récompenses. Les rigueurs tombèrent sur les vaincus en même temps que les grâces sur les vainqueurs. Parmi les principaux prisonniers, neuf furent choisis pour être traduits devant des cours martiales, conrnie coupables de haute trahison ; l'un d'entre eux, le duc de Hamilton, mourut de ses blessures avant le jugement ; trois, le comte de Derby, sir Timothée Feathersr tonhaugh et le capitaine Benbow, jugés et condamnés à Chester, subirent leur sort en martyrs d'éUte : « Je ne sens dans ma conscience, dit le comte de Derby sur l'échafaud, aucun scrupule sur la cause dans laquelle je me suis engagé; c'est au nom des principes de la loi et de la religion que je l'ai soutenue; mon jugement est satisfait, et j'en bénis Dieu. Je n'ai point la présonip-