TYRANNIE DU
peine d'amende, d'aller, dans les viagt-quaire heun^s^ remettre au plus prochain magistrat les exemplaires qu'ils avaient acquis. Toute imprimerie fut interdite ailleurs (|ue dans quatre villes^ Londres^ York^ Oxford et Cambridge. La publication des journaux ou recueils de nouvelles et le commerce^ tant extérieur qu'intérieur^ des livres étaient mis à la complète discrétion du gquYernement Tous les colporteurs et chanteurs publics furi^nt supprimés^ et partout où l'on en rencontrait un^ an le saisissait, on l'amenait dans une maison de correction pour y être fouetté comme un malfaiteur, et une amende était infligée à tout magistrat qui négligeait -d'accomplir cette prescription de la loi*. 11 fut défendu de rendre compte des procédures et des débats devant les hautes cours de justice. La Chambre, contre les lois et les traditions du pays, se fit elle-même, dans plusieurs circonstances, cour de justice, et coudanma à des peines grav.es^ au bannissement, à de fortes amendes, au pilori mé^^e, (les prévenus qu'cHe.n'espérait pas atteindre par d'autres voies*. Elle interdit le séjour de Londres aux Cavaliers, aux catholiques, aux officiers de fortune, à tous ceux qui lui étaient suspects : quand elle ne (nouvait intenter aucune poursuite contre des ennemis qu'elle redoutait, elle les retenait arbitrairement en prison. Au mioo^nt où Lilburne, acquitté par le jury, sortait de la Tour, un
1 Ce bill fut proposé le 9 août et adopté le 20 septembre 1649; Journah of the House of commons, t. VI, p. 276, 298.
2 Journah of the Hovsc of communs , t. VI, p. 354-3.56, 591; t. VÎI, p. 71-73, 75, 78, 79;— Whitolocke, p. 440.