N EFFETS POLITIQUES DE LA GUERRE
aux prises avec ses amis naturels sans lui donner nulle part des alliés*.
Au dedans, cette politique imposait à la nation des diarges énormes, et au gouTeniement nouveau un redoublement de tyrannie. Il fallait maintenir constamment Tannée sur le pied de guerre pour défendre la République contre le mauvais vouloir du pays, et accroître incessamment la flotte pour défendre le pays contre Tétranger. En décembre 1652, le Parlement vota, pour cette double dépense pendant Tannée suivante, 120,000 liv. sterl. (trois millions de francs) par mois, dont 80,000 liv. sterl. pour Tannée, et 40,000 pour la flotte; et de nouveaux votes spéciaux vinrent, à plusieurs reprises, dans le cours de 1653, élever ce budget reconnu insuffisant. Et comme les taxes publiques, bien que fort aggravées, ne répondaient pas à de telles nécessités, on avait sans cesse recours soit à de nouvelles ventes des domaines de la couronne et de TÉglise, soit à de nouvelles confiscations tantôt du revenu, tantôt du fonds même des biens des royalistes délinquants. En novembre 1652, le Parlement vota que les parcs et les châteaux de Windsor et de Hampton-Court, Hyde-Park, le parc de Greenwich , et Somerset-House seraient vendus , et que le produit en serait affecté aux dépenses
t Le Clerc^ Histoire des Provinces-Unies, t. II , p. 326-327 ; — Wicquefort, Histoire des Provinces-Unies, t. IV, p. 353-861; — Joumaîs of the House ôf commons, t. VII, p. 103, 104, 119, 133, 135, 137, 149, 18S, 190, 191, 194, 203, 234.