‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 93 sur 132 · ENTRE L'ANGLETERRE ET LES PROVINCES-UNIES · texte numérisé non relu

ENTRE L'ANGLETERRE ET LES PROVINCES-UNIES

de la marine; des bills furent aussi proposés pour la vente des forêts royales et même de quelques cathédrales qu'on se proposait de démolir. Plusieurs de ces mesures n'eurent pas de suite ou furent plus tard révoquées; mais les confiscations ou les amendes infligées aux royalistes étaient toujours perçues avec rigueur ; en 1651, au moment où les négociations avec les Provinces-Unies furent rompues, soixante et dix Cavaliers riches se virent condamnés à la confiscation de tous leurs biens, réels et personnels; dans le cours de Tannée suivante, au milieu des exigences de la guerre, vingt-neuf autres subirent le même sort, et six cent quatre-vingt-deux autres ne furent admis à racheter leurs biens séquestrés qu'en payant à la République, dans l'espace de quatre mois, le tiers de la valeur. La tyrannie civile se chargeait de pourvoir aux besoins qu'une mauvaise politique étrangère avait créés ^

Un gouvernement uni et incontesté aurait eu grand'peine à porter longtemps un tel fardeau. Le Parlement républicain, au milieu de son exaltation fiévreuse, était faible et chancelant, car de violentes dissensions intérieures le travaillaient, et Cromwell, à la fois puissant et oisif, ne s'appliquait plus qu'à exploiter ses fautes et à miner le sol sous ses pas.

1 Jov/maU ofthe House of commons, t. VL p. 604; t. VII, p. 160, 211, 212, 216, 222, 224;— PaWtam. Hist., t. XX, p. 103, 113;— Scobell, A Collection ofacts and ordinances, etc., p. 156, 210.

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