‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 102 sur 116 · LIVRE HUITIEME. (1067 i6i9.) Ô · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIEME. (1067 i6i9.) Ô

roï devenait de jont en jour plus viVe ; en vain led ofScters et lén soldats irrités poussaient à leur tour le Gf i menaçant de : « Justioe ! exécution t », La foule effrayée se taisait un moment; maîë bientôt, sur (Quelque inoideiit nouveau, elle oubliait son effroi , et le cri : « Dieu sauve le roi ! » retentissaii de toutes partsl. Il s'éleva des rangs méines de Tannée : le 28 /comme le roi passait au sortir de la géaneé, un soldat de gaMe cria très haut : «Sire, »que Dieu vous bénisse! » Un ofScioT le frappa de sa canne : « Monsieur, dit le roi en s'éloignant, » la punition surpasse la foute (^)^ » En mémo temps venaient du dehors des représentations, desdéipar^ ches , peu redoutables , il 0st vrai , souvent même peu pressantes , maiâ qui soutenaiont rindignatioù publique. Le ministre do France remit aux cohh munes f ) une lettre de l^ reine Hettriette-Marie, qui soUtcttait la permission d'aller rejoindre son mari , soit pour l'en^ger à se rendre à leurs vœux^ smt pour lui apporter les consolations de sa tendresse {% Le prince de Galles écrivit à Fiairfax et au conseil des officiers , dans l'espoir de réveiller dans leur cœur quelque s^timent de loyauté (*).

(1) Jlfemoires de Herbert, p, Ii8<

(*) Le 3 J«avier.

(3^ ClareDdoD, Mût. ofUie rebeU,, t. IX, p. 2S2.

{*} /fefd., p. 296.

50& RÉVOLUTION D*AN6UTËRRE«

Les commissaires d'Ecosse protestèrient ofififiielie* ment, au nom de ce royaume , contre tout ce qai se passait {*). On annonça la prochaine arrivée d'une ambassade exlra(H*dinaire des Ëtats généraux j envoyée pour intervenir en feveur du roi. Déjà même John Cromwell , officier au service de Hollande y et cousin d'Olivier, était à Londres, assiégeant le lieutenant général de reproches presque menaçants (^). On découvrit et l'on arrêta l'impression d'un manuscrit intitulé Soufdrs royaux, ouvrage du roi lui-ménie, disait-on, et capable d'exciter pour sa délivrance quelque soulèvement (^jt De tous côtés enfin s'élevaient, sinon de grands obstacles, du moins de nouvdles causes de fermentation qui disparaîtraient à coup sûr, se promettaient les républicains^ dès que la question serait résolue, mais qui, tant qu'elle demeurait indécise, rendaient chaque jour de retard plus embarrassant et plus périlleux.

Us résolurent de sortir sur-le-champ de cette situation y de couper court à tout débat , et que le

(«) Les Ô et 22 janvier. Pari. Hist., t. UI, col. 1277 et solv.

{^) BoBks, Criliçal Rmew, ele., p. 103. — Mark Noble^ Memoirs of tke Protectoralhouse, etc., t. I, p. 50 et suiv. — l^émoiresûe Ludlow^ t. I, p. 3iO, dans la note, dans ma ColkctUm^

(3) Ce^t l'ouvrage connu sous le nom d*Etxô>y ^aot^ixvi {Image royale) y et traduit en entier dans ma CoUeeHon, (Voyez la notice qui le précède, p. 120.)

Page 1