LIVRE HUmÈME
» aboli (*). » Et un grand sceau fut gravé (^) portant sur une face la carte d'Angleterre et d'Irlande avec les armes des deux pays , et sur le revers , une image de la chambre des communes en séance, avec cet exergue proposé par Henri Martyn : « L'an premier de la liberté restaurée par la béné- )» diction de Dieu, 1648. »
(ï) Pari Hist,, t. m, col. 1285.
(2j L^ordre en fut donné dès Je 9 janvier. Pari. Ilist., t. IJl, col. 1258.
ET
(Servant d'écUircisseiBeBt à la page 3 1 • j Sar l'emploi des CAtliidlqacs dans les années du rolé
Dès le 23 septembre 1642, c'est- k-dire au moment même de Texplosion de la guerre civile, et avant la bataille d'Edgehill , le foi écrivait au comte de Newcastle la lettre suivante :
« Newcastle, celle-ci est pour vous dire que cette rébel- » lion est venue à un tel point que je ne dois point mln- » quiéter de quelle opinion sont aujourd'hui les hommes » qui sont disposés à me servir; en conséquence, non seu* » lement je vous permets, mais je vous ordonne d'employer » tous mes fidèles sujets sans examiner leur conscience , si » ce n'est quant à leur loyauté envers moi , et de la manière » que vous jugerez la plus utile au maintien des justes » droits de ma couronne. »
M. Brodie a publié pour la première fois cette lettre d'après les manuscrits du Musée britannique.
[Brodie 8 History ofthe britUh empire, etc., t. IH, p. 489, dans la note.)
534 ÉCLAiRaSSEMENTS
(Servant â'éctoircineraent k la page «7.)
Péililmi centre la |miIx, présentée * la ekamlMre des eommânes le V ae*t t%^9f par le eeneell eoninnui de la elté.
(( Vos pétitionnaires ont enlenda dire que la chambre des pairs avait transmis récemment à cette honorable chambre des propositions et des offres qui , si elles étaient acceptées, seraient, nous le craigaoQS grandement, destructives de notre religion , de nos lois et de notre liberté. Nous savons déjà par expérience que Tesprit de tout le parti bien intentionné, dans la cité et dans les comtés adjacents , c'est-à-dire de tous ceux qui sont disposés à soutenir le parlement de leur personne et de leur bourse , en est extrêmement abattu; et nous sôitimes convaincus que par la même cause Tâssistance fraternelle que nous attendons de rÉcosse, ainsi que la levée et l'entretien de nos troupes, essuieront beaucoup de difficultés et de retards. Les pétitionnaires recommandent toutes ces choses à votre sérieux examen; et, convaincus que notre triste position présente provient de ce que la patience du Tout-Puissant s'est lassée de tant de délais apportés au juste châtihient dés traîtres et des délinquants , puisque nous avons encore une ocpasion de parler, nos désirs sont :
» ûtt*il vous plaise de persister dans ¥0$ précédentes résolutions , sur lesquelles le peuple a taat compté, et par
lesquelles vous vous êtes engagés vous-mêmes, dussiezvous périr dans cette entreprise , à faire faire justice des délinquants et des criminels. Et puisque nous sommes aussi disposés que nous Vayons jamais été à hasarder tout ce que nous avons et tout ce que nous aurons pour le succès d'une si bonne eaose, noas deoBandons qu'il vous plaise d*adûpr ter promptemerit Tordonnance ci-joînte ou quelque autre au même efTet , afin de nous mettre en mesure de pourvoir à no4re défense et à la vôlre^ ce à quoi vos pétition* paires, avec Taîde d^ Dieu f m manqueront jamais. »
A cette pétition était annexée la minute d'une ordonnance pour donner à un comité lé pouvoir de lever des hommes et 4^ recevoir des souscriptions.
(Rnshworlb, part. 3, t. II, p. S5ë.)
536 ËCLAIRaSSEMENTS
(Scnaut d'rclaircisscmeiit à la page 68.)
cominaiics» le • aoM ttt49 * par des ffefluiies de
« Vos pauvres pétitionnaires , quoique du sexe le plus faible , ne prévoient que trop clairement quelle désolation s'apprête à frapper ce royaume , à moins que , par quelque moyen bien approprié , vos Honneurs ne pourvoient à sa prompte guérison. Vos Honneurs sont les médecins qui, avec la bénédiction spéciale et miraculeuse de Dieu , que nous implo^nç humblement , peuvent ramener à la santé cette nation languissante, et notre sœur couverte de sang, le royaume d'Irlande , qui en est presque à son dernier soupir.
» Nous n'avons pas besoin d'indiquer à vos esprits , qui ont la vue de l'aigle, quels moyens vous devez prendre; notre seul désir est que la gloire de Dieu continue à briller dans la vraie religion protestante réformée; que les justes prérogatives et privilèges du roi et du parlement soient maintenus ; que les vraies libertés et les propriétés des sujets leur soient garanties selon les lois connues du pays , et qu'on emploie enfin, pour arriver à une prompte paix, toutes les voies et moyens honorables.
» Qu'il plaise donc à vos Honneurs d'adopter quelque prompte mesure pour l'établissement, à la gloire de Dieu,
KT WBCEî^ HISTORIQUES. 537
de la vraie religion protestante réformée, et pour ramener, à la grande joie des sujets , la prospérité du commerce ; car ce sont là Tàme et le corps du royaume.
» Et vos pétitioniiaires , avec plusieurs millions d'âmes affligées qui gémissent sous le poids de ces temps de détresse , prieront pour vous comme ils le doivent. »
(Rushworth , part. 3, t. II, p. 557.)
338 ÉtiLAiRCiSSEMBNTS
•éelavatlon et JvstiileatloB d« 4ohm Tjwm.
(Publiée en novembre 1643.)
Ou nUgDore pas dans le monde, et parliculiërementdans Londres et tout alentour, par quelles terribles et outra-géantes calomnies ma réputation et l'intégrité de mes intentions envers Dieu, envers mon roi, envers mon pays, ont été attaquées par la milice et la furie des malveillants et de tous les mal-affectionnés à la république. Quelques uns m'accusent d'avoir été le promoteur et le patron de toutes les innovations violemment introduites dans le gouvernement d'Angleterre; d'autres, dont la haine est plus vive et plus emportée, soutiennent que j'ai nourri , excité tous les déplorables désordres qui se sont élevés dans le royaume ; et bien que de telles calomnies doivent nuire toujours plus à leurs auteurs qu'à ceux qu'ils s'efforcent de blesser de leurs coups, du moins lorsqu'elles sont soumises au jugement de personnes judicieuses et qui savent discerner le vrai du faux, cependant comme les injures dont mon innocence a été l'objet ont été connues de gens de toutes conditions, dont plusieurs ont pu ajouter foi à ces bruits outrageants, bien que je me sente fort au-dessus de telles ignominies, et que j'eusse même résolu de ne pas m'en occuper, comme indignes que j'en tienne compte, néan-
ET PIÈCES HISTOHIQCES. 539
moins , et pour la défense de mon honneur, je.m^ suis décidé à m'expliquer sur ce sujet, afin que chacun, hormis ceux, qui ne voudraient être convaincus ni par la. raison , ni par la vérité, puisse rendre témoignage de mon innocence.
Je passerai sous silence l'affaire du comte deStrafford, dans laquelle quelques personnes ont poussé Timpudence jusqu'à me taxer de beaucoup da partialité et de haine , et m'expliquerai pleinement sur leurs autres calomnies, principalem^it sur celle-ci, que j'ai excité et fomenté les querelles mainteiiant si multipliées dans l'Église 4' Angle* terre. . .
Conabien ceci est invraisemblable et improbable , c'est ce qui sera bientôt manifeste à tout hommfs d.e sang-froid. Tous ceux avec qui j'ai vécu en société attesteront que je suis, ai été^ et veux mourir un fidèle enfant de la religipn protestante , et que ma foi n'a jamais été entachée de ces grossières erreurs de l'anabq>tisme, du brownjsme et autres semblables. Ces calomnies n'ont donc été déversées sur moi que pai* quelques ecclésiastiques mécontents, par leurs agents et leurs complices. Ils ont imaginé que j'avais été l'instrument principal employé à restrt^dre la puissance hautaine et l'orgueilleuse ambitiop des évêques et des prélats. Comme je n'ai manifesté ipon opinion à ce sujet qu'en ma qualité de membre des communes, cette action est justifiée et devant Dieu et dans ma consçienpe, et ne peut me faire considérer comme en état de révolte contre la doctrine orthodoxe de l'Église anglicane; car je n'ai cherché qu'à réf(M*mer de grossiers abus introduits daiis le gouvernement par la ruse et la perversité des évêques et.de leurs
540 KCLAIHCISSEMKINTS
substituts. N*était-il pas grand temps, en effet, de cbei*cher à régler leur pouvoir, lorsqu'au lieu de regardera guérir les âmes (ce qui est leur vrai devoir), ils rnfligeaient des punitions coiT)ore] les, eondâmfrtatent au bannissement, en des lieux éloignés et déserts, faisaient marquer d'un fer chafud le visiige des condamnés, et cela pom» avoir obéi à leur conscience? Lorsque,' non contents de ces insolences insappottables , ils (Cherchaient à introduire, chose inouïe! des cérémonies armînieimes ou papistes (car on peut choisir Tun ou l'autre nom, "n'y ayant que peu de différence) dans les canons de rÉglise ; imposaient aux consciences des fardeaux qu'elles ne pouvaient porter, et introduisaient l'ancienne superstition de s'incliner devant f autel? Si le dessein d'arrêter l'accroissement de ces erreurs de l'Église ro^ maine peut taire accuser de brownismeou d'anabàptisme, c'est ce que je demande à tout équitable protestant.
Cependant , si les entreprises des évêques se fussent arrêtées là, elles auraient été tolérables, et leur puissance n'eût point été mise en question comme elle l'a été depuis ; mais lorsqu'ils s'aperçurent que l'honorable et haute cour du parlement commençait à regarder à leurs crimes et à leurs abus, qu'elle avait remarqué qu'ils donnaient des entorses à la religion comme à un nez de cire pour avancer leurs desseins ambitieux , alors Troie fut prise* alors ils commencèrent à désespérer de maintenir leur autorité usurpée, et autant qu'ils le purent , soit par des déclarations publiques , soît dans des conseils privés , ils travaillèrent à fomenter les dissensions entre sa Majesté et son parlement , excitant les malintentionnés par d'abondants secours d^hommes et d'argent, et poussant le peuple aux émeutes
ET PitCES HISTOlUqUES. 561
par tears «ermons séditieux. Certes , personne ne peut me taxer de mauvais cUoyen pour avoir exprimé mon opinion ^ et voté librement l'abolition de tels abus; chose que le parlement a pu faire aussi bien que Henri VIII lorsqu'il sup-prima les monastères et leurs paresseux habitants, moines et religieux, car ceux-ci avaient aloi*s autant d'influence dans le royaume qu'en ont eu depuis les évéques; et si:, dans ce temps, le parlement eut le droit de les détruire, pourquoi un autre ne pourrait-il pas ce qu'a pu le premier? Quant à moi J'atteste le Dieu tout-puissant qui sonde les cœurs, que ni l'envie, ni aucune inimitié cachée envers tous en général , ni en particulier envers aucun évéque , ne m'ont fait leur adversaire ; c'est purement par zèle pour la religion et la cause de Dieu foulées aux pieds, selon moi, par J'autorité tt*op étendue des prélats , qui , selon la pureté de leur institution, auraient dû avoir Tesprit hunU)le et le cœur droite tondant le troupeau ^ns l'écorcher; et évidemm^t c'est le ccmtn^re qu'ils faisaient.
Et bien que quelques personnes aient allégué que dis* soudre l'^iscopat pour quelques évéques vicieux , c'est tirer une fausse conséquence, je répondrai que, puisque le vice de ces prélats dérivait de l'autorité attachée à leurs fonctions, ces fonctions donc, vraie cause du mal, devaient être réformées, et l'autorité dépouillée de ses ailes d'emprunt , sans quoi il eût été impossible que la même puissance qui a rendu les évéques d'aujourd'hui (si l'épiscopat et la prélature avaient continué à subsister dans leur ancienne force et splendeur) si orgueilleux et si arrogants, ne propageât ces mêmes vices chez leurs successeurs. Mais ceci n'est qu'une taupinière à côté de cette mon-
tagnede braits calomnieux répandus sur ma loyauté envers sa Majesté sacrée ; quelques utis soutiennent que je suis i'auteur des dissensions actuelles entre elle et sou parlement, quand je puis prendre à témoin Dieu et ceux qui ont pu connaître ma conduite , que , dii^temait ni indirectement, je n*eus jamais une pensée tendant à la înoindre désobéissance ni déloyauté envers sa Majesté, que je re* connais comme mon toi et souverain légitime, et pour le service de qui je répandrais mon sang avec autant d'empressement qu'aucun de ses sujets. Il est vrai, lorsque je pus apercevoir que Ton en voulait à ma vie, lorsque j'appris que j'étais proscrit comme traître, uniquement à cause de mon dévouement à mon pays, informé que moi et quelques autres honorables et dignes membres du parlement, contre les privilèges de la chambre, nous avions été réclamés dans le parlement môme par sa Majesté , suivie d'une multitude d'hommes en armes et malintentionnés , qui, je le pense, d'eux-mêmes et â mauvaise intention , avaient persuadé à sa Majesté de se porter contre nous à Tet excès de rigueur, lorsque, bien que (ma conscience rend à ce sujet mille témoignages en ma faveur) je n'eusse jamais conçu une pensée qui pût tendre à faire qudque tort à sa Majesté , ni une mauvaise intention contre FËtat, je me vis dans un si manifeste danger ; on ne pourra me trouver digne de bléihe pour avoir songé à ma stoeté et m'être réfugié sous la protection du parlement, qui, faisant dé mon affaire la sienne , non seulement me lava , ainsi que ceux qui avaient été compromis avec moi , du crime de haute trsdiison, mais encore mit nos vies à l'abri de l'orage qui allait fondre sur nous.
ET PIÈCES HISTORIQUES. 5h?t
El si ce £étit a été roccdsion qui a éloigné sa Majesté du parlement, eertes la faute ne peut in*en être imputée, ni à ma condutte; cak* après le départ de sa Majesté, comme a?aiit , je n'allai jamais plus loin que ce que les lois eoh^ nues du pays pouvaient permettre, et toujours autorisé par la puissance non contestée du parlement. Aussi longtemps que je serai sûr en ma conscience que c'est là la vérité, je me croirai au-dessus de tous les mensonges et calomnies de ces gens-là, qui retomberont sur eux-mêmes et ne pourront porter atteinte à ma réputation dans Tesprit des hommes sages et impartiaux.
Dans cette diabolique conspiration de Catilina contre rÉtat et le sénat de Rome , nul parmi les sénateurs ne fut autant exposé à Tenvie des conspirateurs , ou sujet à leurs calomnies , que cet orateur patriote , Cicéron , parce que ce fut par sa prudence et son zèle que leur complot pour la ruine de la patrie fut découvert et prévenu. Et bien que je n'aie pas la présomption d'établir un parallèle entre ce digne citoyen et moi , néanmoins il y a dans nos positions (si l'on peut comparer les plus petites choses aux grandes) quelque rapport La cause pour laquelle on m'a porté tant de haine, et qui a donné lieu aux hommes malintentionnés de m'accuser,. c'est que j'ai poussé hardiment à la réforme des afiaires du royaume; ils m'ont mal noté pour ce fait^ et dans leur haine ils l'ont transfcNrmé en crime : néanmoins ce zèle pour le bien public , je le dis sans orgueil , je le considère comme mon premier mérite; et puisque je soufifre ces ignominies pour cette cause , je les endurerai patiemment , espérant que Dieu , dans sa grande miséricorde , réconciliera enfm sa Majesté avec son parlement ;
5U ÉCLAIKCISSEMKNTS
et je ne doute pas qu'alors je pourrai donner à sa Majesté ménM (quoique irritée contre moi] des preuves sufiisantes de ma loyauté. En attendant, j'espère que le monde croira que je ne suis pas le premier innocent qui ait été calomnié^ et qu'il suspendra son jugement sur mon co^^>te.
(Rushworlh, part. 3, t. Il, p. 376-578.)
KT PtèaSS HISTORIQOËS. 515
(Servant d'écUIrcinMineiit à U page 144.)
I«eitr« eu r^l «« |prl««« B^hcrt 9 ipomr Inl éw^mew «rire
de secourir York.
Tiokiim(^},i4jirineM644.
Mon hbtiu ,
Je dois avant tout me féliciter avec vous de vos heureux succès, et vous assurer qu'ils ne me sont pas plus agréables par eux-mêmes que par l'idée qu'ils sont votre ouvrage. Je sais combien il est important de ne pas vous laisser manquer de poudre ; aussi ai-je pris tous les moyens possibles de vous en procurer : j'ai envoyé à la fois en Irlande et à Bristol. Quant à en tirer d'Oxford, le porteur de cette lettre doit être pleinement convaincu que pour le moment il y a impossibilité. Si cependant il vous disait que je pourrais en prélever sur l'approvisionnement de cette place, je vous fais juge vous-même de ce qui en est, puisque je n'y en ai laissé que trente-six barils ; mais tout ce que Bristol en fournira vous l'aurez ; je ne puis pourtant vous donner à cet égard une complète certitude , cette ville se trouvant menacée d'un siège.
Il faut maintaaant que je vous fasse connaître au juste le véritaMe état de mes affaires , et si leur situation me force de vous donner des ordres plus péremptoires que je n'aurais de moi-même l'intention de le faim, ne le prenez pas mal. Dans le cas où je viendrais à perdre York, je regarde -
(•) Tkkenhall, près ]i^wdley, daoa le^mté de Worcejter.
546 ËCLA|RaSSEM£lSrS
rais ma couronne comme inévitablement perdue, à moins que vous ne raffermissiez sur ma tête par une marche rapide pour me rejoindre , et par quelques succès éclatants dans le sud, avant que le contre-coup des avantages remportés par l'armée partementàîre du nord eût pu se faire sentir ici. Mais si vous parveniez à dégager York et à battre les troupes rebelles des deux royaumes qui sont devant cette place , alors , mais sans cela non, je pourrais trouver quelque moyen , en me tenant sur la défensive^ de gagner du temps jusqu'à ce que vous arrivassiez à mon aide. Je vous ordonne donc et vous conjuré , au nom du devoir et de l'affection que je vous connais pour moi , de renoncer à toute entreprise nouvelle , et de marcher sur-le-champ , comme vous en aviez d'abord le projet, avec toutes vos forces, au secours d'York, Si cette place était prise, ou qu'elle se fût elle-même délivrée du siège, ou qu'enfin le manque de poudre vous empêchât de tenter ce que je vous prescris, alors dirigez -vous» immédiatement et avec toutes vos troupes sur Worcester, pour renforcer moi et mon armée. Si vous ne le faites, ou que vous ne réussissiez pas à secourir York et à battre les Écossais, tous les succès que vous pourriez obtenir par la suite ne me seraient très certainement d'aucun avantage. Vous devez être bien persuadé que rien qu'une nécessité extrême ne saurait me contraindre à vous écrire comme je le fais ; aussi je ne mets nullement en doute, dans la circonstance présente, votre l)onctuelle exactitude à obéir à
Votre affectionné oncle et ami fidèle , Charles, roi.
{Mrmoirs ofsir John Erefyn, t. H, Appoidioe, p. 87.)
(SerriBt d*éd#ir0Mmait à ta page »03.)
IHrdovnaa^e 4e reMi»c«Mea« * fl^rf-même, atf épiée
le S avHI i«4S.
Il est ordonné, par les lords et les communes assemblés en parlement, que tous et chacun des membres de chacune des chambres du parlement seront etisont, en vertu de la présente ordonnance , déchargés , dans le délai de quarante jours à dater de l'adoption de ladite ordonnance, de tous et chaque offices ou commandements , soit militaires, soit civils , accordés ou conférés depuis le 20 novembre 1640, soit par Tune desdites chambres du parlement, soit par toutes deux, ou par aucun pouvoir délégué soit par Tune de ces chambres, soit par toutes deux. II est en outre ordonné que tous autres gouverneurs ou commandants de toutes iles et villes, de tous châteaux et forts, ainsi que tous autres colonels ou officiers d'un grade inférieur à celui de colonel , servant dans les diverses armées , et qui ne sont pas membres de Tune ou l'autre desdites chambres du parlement, devront, par suite des commissions qui leur ont été respectivement délivrées , continuer l'exercice des différents emplois et commandements dont ils étaient pourvus et qu'ils occupaient le 20 mars \^hh , comme si la présente ordonnance n'avait pas été rendue ; comme aussi que le vice-amiral , le Contre-amiral , tous autres capitahies et tous autres officiers de grade inférieur de la flotte , devront.
518 ÉGLAIBCISSEMENTS
par suite des diverses oommissioas qui leur ont été respectÎTement délivrées, continuer l'eiercice des différents emplois et commandements d<mi ils étaient pourvus et qu'ils occupaient ledit jour 20 mars i^Uk , comme si la présente ordonnance n'avait pas été rendue. 11 est toujours bien entendu, et de plus ordonné et déclaré que, durant la guerre, les revenus et bénéfices attachés à tous offices non militaires ou non judiciaires, qui seraient accordés par la suite ou donnés de quelque manière que ce fût à une ou plusieurs personnes, soit par l'une des chambres du parlemeut ou par toutes les deux , soit par un pouvoir délégué par elles, devront être appliqués et constamment employés aux besoins publics, selon ce que les deux chambres du parlement auront réglé; comme aussi que les commissionnés et autres individus chargés de remplir lesdits offices seront comptables au parlement de tous les profits et bénéfices casuels qui en proviendraient, et ne retireront de tels offices aucun autre profit qu'un salaire convenable pour la gestion desdits offices , tel qu'il sera réglé et ordonné par les deux chambres du parlement. Il est bieu entendu que la présente ordonnance ne tend en rien à retirer le pouvoir et l'autorité à aucun lieutenant ou député lieutenant des divers comtés» villes ou places, ou gardes des rôles, h aucune commi3sion de justice de paix ou des digues et canaux, non plus qu'à aucune commission pour ouïr et terminer, ou pour mise hors de prison. Il est toujours bien entendu et déclaré, en conséquence, que ceux des membres de Tune ou Fautre chambre à qui des offices auraient été accordés par sa Majesté avant la réunion du précédent parlement, qui en auraient été déplacés par sa Majesté depuis
ET PmCES HISTORIQUES. .5/^9
rinsiofit où siège ledit parlement, et ont été réintcgiés depuis par rautorité des deux chambres, ne seront pas déchargés par la présente ordonnance de leursdits offices, ni privés des produits qu'ils en tirent, nutis continueront à en jouir comme par le passé, et ce nonobstant toute dis* position contraire qui pourrait être contenue dans ladite ordonnance.
{Parliamentary Historf/, t III. col. 355.)
(SerfMK d'édaitdtMBWiit fc ta pt^ 9)3.)
le S 4éranbre t«44.
Au conseil tenu à Oxfcml le 5 décembre 16^& , étaient présents :
Son excellente Majesté le roi , Le prince Robert , Le lord chambellan ,
Le prince Maurice , Le comte de Berkshire ,
Le lord garde du grand Le comte de Sussex ,
sceau , Le comte de Chichester,
Le lord trésorier, Loixi Digby,
Le lord duc de Richmond, Lord Seymour, Le lord marquis de Hertford, Lord Colepepper, Le lord grand chambellan , M. le secrétaire Nicholas , Le comte de Southampton y
M. le chancelier de l'Échiquier.
Il est donné lecture d'une lettre écrite par le comte d'Rsspx à son altesse le prince Robert, général des armées de sa Majesté , conçue en ces termes :
Monseigneur,
Il a été envoyé, de la part de sa Majesté, aux commissaires des deux royaumes dernièrement réunis à Oxford, un message contenant demande d'un sauf-conduit pour le duc de Richmond et le comte de Southampton , mais sans
aucune explication sur le motif de cette demande « J'ai reçu des deux chambres du parlement Tordre de faire savoir à votre Altesse que , s'il plaît à sa Majesté de vouloir qu'un sauf- conduit soit délivré par les lords et les communes assemblés à Westminster , et formant le parlement à*An« gleterre, au duc de Richmond et au comte de Southamp-^ ton , ainsi qu'à leur suite , comme chargés de porter aux lords et aux communes assemblés en parlement d'Angle* terre, ainsi qu'aux commissaires du royaume d'Ecosse maintenant à Londres , une réponse aux propositions soumises à sa Majesté, à l'effet d:'établtr une paix solide et sûre, ce sauf-conduit àera accordé. Ceci étant tout ce dont j'ai pour le présent à informer votre altesse,
je suis de votre altesise Fhûmble servfteur,