LIVRE CINQUIÈME. {iSà^iU
» amis à Touverture de ce parlement? Que les
» membres des deux chambres ont gagné de grands
» emplois et des commandements^ et qu^ils ont
» Fépée entre leurs mainS; et que y par leur in«
» fluence dans le parlement et leur autorité dans
» Tarmée/ils veulent se perpétuer dans leur gran-
» deur^ et qu'ils ne permettront pas que la guerre
» fiaisse, de peur que leur pouvoir ne finisse avee
»elle. Ce que je dis ici de nous^ en face de nous
» tous, les autres le muripùrent derrière nous et
» partout. Je suis loin d'en faire aucune applica*
» tion à personne ; je connais le mérite des géné-
» raux, membres des chambres, à qui le comman^
» dément est confié; mais pour décharger toute
» ma conscience , si Tarmée n'est pas gouvernée
x> de quelque autre façon > si la guerre n'est pas
S) conduite avec plus de vigueur, le peuple ne la
» suj^ortera pas plus longt^ps, et vous forcera à
» quelque paix honteuse. Que votre prudence se
» garde bien d'élever , contre aucun commandant
» en chef et pour quelque sujet que ce soit, aucune
» accusation, aucune plainte; j'a^i à me reconnaître
0 coupable moi-même de bien des fautes , et sais
» combien, à la guerre, il est difficile de les éviter,
» Bannissons toute idée d'enquête sur les causes
» du mdi , et appliquons-nous à chercher le re-
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» mède ; nous avons tous y j« l'espère , le ccmir » assez anglais pour qu'aucun de nous n'hésite à D sacrifier au bien publia son intérêt personnel^ « et ne s'offense de ce que décidera le pertinent. I» — Il est vraii reprit aussitôt un autre membre ; i> quelle qu'en soit la cause ^ voilà deux campa-* ngnes terminées; et nous ne sommes point san« n vés. On dirait que nos victoires , ce prix d*un » sang inestimable, si vaillamment remportées et^ »qui plus est y si gracieusement accordées par te » Seigneur y ont été mises dans un paiiier percé; i> ce que nous gagnons une fois^ nous le perdons D une autre ; les succès de l'été ne servent qu'aux » entretiens de l'hiver : la partie finit avec l'au* ^ tomne ; il hnt la recommencer au printemps ^ s> comme si le sang répandu n'était destiné qu'à }) engraisser le champ de la guerre, pour y foire » croître une plus ample moisson de combats. Je » ne veux rien décider ; mais la division de nos » forces ^ou s divers chefti et le défout d'harmonie » entre eux ont nui grandement au service public. » — Il n'y a qu'un moyen de finir tant de maux^ » dit Zouch Tate, fanaticpie obscur, et que l'importance de sa proposition ne tira point de son obscu* rite: « c'est que chacun de nous renonce fran- » chement à soi-même. Je propose qu'aucun