‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 31 sur 116 · LIVRE ClNQDlfiWK · texte numérisé non relu

LIVRE ClNQDlfiWK

» membre de Time ou de l'autre chambre ne puisse^ »^^dttrant cette guerre, posséder hî exercer aticune 1» charge ou commandement militaire ou civil^ et »qu^une ordonnance soit rendre à cet eiVét (*). » La proposition n'était pas inouïe r déjà , Tannée précédente (•}, une idée semblable avait été exprimée, bien qu'en passant et sans effet, dans la chambre haute^(^j ; et naguère môme (*), par égard sans doute pour ia clameur publique, lâ chambre des^ communes avait ordonné une enquête sur le nombre et la valeur des emplois de tout genre o^îcupés par des taembres du parlement. Soit dessein > soit embarras, les presbytériens hésrlèrènt à re* pousser dès le premier moment la motion deTate, et elle passa presque sans objection. Mais le surlendemain , quand elle reparut sous la forme d'une ordonnance déSnitive , le débat fut bhg et violent, et il se renouvela quatre fois en huit jours f ). H était clair qu'il s'agissait d'enlever attx pcrfitiques modérés, aux presbytériens, aux preltiiers cheft

(*) RûshWorth;part. 4, 1. 1,' p. 3-5.— Pftrf. Hist., t. HI, col. afâff. -- CtarejadoB , Hist.^fik^rébeH,^ t. VU, f^ 25a et laiv. Son rérlt est évidemment inexact.

(^) Le 12 décembre 164 S.

(*) Pari. Ilist., t. m, col. 187.

{*) Le 14 novembre 1644. Journals of the houie ofi^ommons.

(*) Les 11, 14, 17 et 19 décembre.

iS4 RÉVQLOTION D'ANGLETORRE.

de la révolution , le pouvoir exécutif, de les con^ finer dans les salles de Westminster, et de &ire une armée étrangère au parlement. lia résistance recommençait à chaque séance^, chaque fois plus passionnée. Quelques hommes même , qui avaient coutume de manager le parti indépendant y ^e pror noncèrent contre 4a mesure, << Vous savez , dit >> entre autres Wbitelocke , que , ches les Ghrecs et vies RcM^ains, les plus grands ofKces, militaires » ou civils, étaient confiés aux.sénateurs : on peur- » sait qu'unis d'intérêt avec le sénat , témoins de y> ses délibérations , ils comprendraient mieux les 3» affeires publiques,, et seraient moins tentés de » manquer de loi. Ainsi ont fait nos ancêtres; de » tout temps ils ont regardé les membres du partit iement comme les hommes les plus propres aux » chaires éminentes : suivez leur exemple, je vous » en conjure , etne vous privez pas volontairement B de vos plus sûrs, de vos plus utiles serviteurs (*). » jD'autr^ allèrent plus loin, et dénoncèrent ouvert tement Tambition cachée de leurs rivaux. « On » parle ^ dirent-ils, de renoncement à çoi-même; » ceci sera le triomphe de l'envie et de l'intérêt » personnel (*). » Mais le public portait à ces pré-

(1) Wbitelocke , p. IM.

Page 1