‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 35 sur 116 · LIVRE CINQUIÈME. (16A3*i«â · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. (16A3*i«â

avait vu fuir ses soldats (^). Depuis ce Jour, en Angleterre comme en Ecosse , les cavaliers ne parlaient de lui qu'avec insulte, et leur complet abaissement pouvait seul laveries affronts « Il employa son influence à détourner les commissaires écossais , et quelques chefs presbytériens, d'une plus longue opposition , noa^seulement à la réorganisation de l'armée ) mais à l'ordonpance du renoncement à soi-même; opposition , leur dit-il , qui mettait tout en souffirance, et serait tôt ou tard surmontée par la nécessité (^). Essex voyait chanceler de jour en jour la résolution de ses amis. Décidé à devancer leur faiblesse, il annonça qu'il voulait donner sa démission, et, le !<"' avril, se levant dans la chambre haute, un papier à la main , car il était tout à fait inhabile dans l'art de parler (^) : «Milords, dit-il, j'ai accepté cette » grande charge (mr obéissance aux ordres des »deux chambrer; j ai pris en main leur épée; et » j'ose dire que, depuis trois ans , je vous ai fidè- »lement servis, sans échec, je l'espère, pour »mon honneur, sans dommage pour le public.*.. » Je vois maintenant^, par l'apparition de toutes

(0 Malcolm Laing, Hist. of Scotland, etc., t. III, p. 294. (*) Clarendon , HisL ofthe rebelL, t. VIIl, p. 6. (3) im., p. 7.

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» ces ordonnances 7 que la chambre des commuaes » souhaite que ma commission expire. ^ j'ai taxit » tardé à la remettre moi-même , ce n'est point npar aucun motif personnel, quels que soient les » propos qu'on en fesse courir. Beaucoup de per-* » sonnes n^ignorent pas que je le voulais feire » après la délivrance de Glocester, et que des in^ >» stances fondées ^ me dit-on , sur le bien {HiMie , » me firent seules reooncer à ce dessein. Je Tac^ » complis maintenant ; je r^ds ma commission » aux mains dé qui je Tai reçue , et souhaite mn^ »^cèrement que ce soit, aux maux qui nouiK tra- D vaillent, un au^si bon rem^e que quelques per*- ^sonnes semblent le penser, il n'y a, je crois, » point 4'tncon venant orgueil à prier k$ dbdmbres » que ceux de mies offteîérs qui seront mis è l'é-r neart reçoivenl^ pour se soutew^ une potion «^des arrérageai qui leur sont diis^ at que le reste >> leur soit garanti sur la fei publique* •• Milord$, » je sais qnuB, dans le triste état de nos affaires, Tfi les méiiûi^ees ne peuvent être évitées ; cepeitvdant » il serait, je crois, de la sagesse comme de la »4îharité, d'y im^tre qiiielque^ limite^ ^ fissez du » moins pour qu'elles n'amènent pas notre ruine. >j J'espère que de ma part cet avis ne paraîtra pas » hors de saison ; il ne vient que de moa dévoue-

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