‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 34 sur 116 · LIVRE CINQUIÈME. (16/i3-ieû5.) W · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. (16/i3-ieû5.) W

espérances; moins confiant^ lord Soulhampton c^sa pourtant d'insister , et rapporta à Uxbridge un refus, sans en expliquer la cause. Les conférences furent- rompues (*) , et les chefs presbytériens rentrèrent à Westminster, le coeur navré d'un échec qui les replongeait dans tous les périls de leur situation {*).

En leur absence, elle s'était fort aggravée. Con» traints d'abandonner, pour le moment du moins, Fordonnanee du renoncement à soi même, les indépendants avaient tout à coup reporté sur la mesure qui devait l'accompagner, la réorganisation de l'armée, leurs plus ardents efforts. En peu de jours, tout avait été préparé, concerté, arrêté : le plan^ la forme, la dépense, les moyens d'y pourvoir (*). Une seule armée devait être sur pied désormais , forte de vingt et un mille hommes , et commandée par un seul général, investi même du droit de nommer tous les officiers, sauf l'approbation du parlement. Fairfax était cet homme. Depuis longtemps l'éclat de sa bravoure, la franchisé de son caractère, le bonheur de ses cxpé^-

{}) Le 22 février 1645.

(2) Whitclocke, p. 128.

(3) La nouvelle armée devait coûter par mois 56«l 35 livres s4erliug, enviroD 1,303,375 francs .imposés sur dii-neuf comtés. ( Kushworth , part. 4, t. I, p. 8-130

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âittons j renthousiasme guerrier dont s'animaient autour de lui les soldats, attiraient sur lui les regards ; et Gromweli avait répondu en public à la chambre , en secret au parti , de la convenance de ce choix. Essex conservait son titre ^Wall^r et Manchester leur commission , mais sans Vombre même du pouvoir. Dès le 28 janvier, l'ordonnanoe qui réglait Texécution de la mesure fut envoyée aux lords. Us essayèrent d'en retarder au moins l'adopiion, tantôt par des amendements, tantôt par k lenteur des débats. Mais ici la résistance était difficile , car l'ordonnance avait le suif ri^e du public, convaincu que la multiplicité des ar-r. mées et de leurs chefs était la vraie cause de la prolongation de la guerre et de son inefficacité. Fortes de cet appui, les communes insistèrent sans relâche, les lords cédèrent, l'ordonnance fut adoptée (*); et le 19 février, deux jours avaat b rupture des négociations d'Uxbridge^ Fairfex, introduit dans la chambre, reçut d'un air simple et modeste, debout à cèté du siège qu'on lut avait fait préparer, les oomplimeiâs officiels de l'orateur (*).

(•) Le 15 février 1645.

(2) Whitelocke, p. 127, 131. —Varl. Hist., t. îlî, col. 340-344. — Rushworth, part. 4, 1. 1 , p. 7-13. — Mémoires deHôtits , p. 40 ti suis., dans ma Collection.

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De retour à Westminster^ les chefs presbyté- Fieas tentèrent de reveair sur cette défaite^ La obambre haute se plaignît amèrement de discours outrageants^ œeDaçants même , tenus naguère sur soa con[^)te ^ et du bruii partout répandu que les çoBimunes médt^ient.l'aboUtion de la pairie. Les çolamuues répondirent par une déclaration so^ lannelle de leur profond respect pour les droits des^ lords^ et de leur ferme résolution de les maintenir . (^). Le» commissaires écossais adres-^ aèrent du^ diao^^res {% au nom du revenant ^ uuq remoBtrance à la fois aigre et timide (!). I^es eommunes, SQtnss'en inquiéter^ tsansnirent aun lords une ordonnae^o nouvelle qui étenifeit encore les pouvoir» de Fairfox , et retranchait de S9 com^ piîssion l'ordre 9 jusque-'ià répété dans tous les acte^ analogues : /De veiller à.k sàreté de la pei^- » sonn^ du rdi* » Les lords en votèrent le rétablis* sèment {*} \ les communes s'y refosèrent : « Celle » phrase i;^'e$t boiine y dirent-elles ^ qu'à embar-* » ra^sser le$ soldats, eu permettant au roi de se » hasarder à la télé de son armée ^ sans jamais

(>) Le 24 mars 1645. Pari. flisL, t. UI, col. 348-350.

(2) Le 3 mars 1645.

(3) Pari. Hist.y t. III, col. 346.

(4) Le 29 mars 1645.

» courir aucim danger. » Le$ lords persistèrent ; et dans trois débats successifs , malgré les phis vives démarches des. communes , les suffrages se partagèrent également ^ dans la chambre haute , sur cette question (^). Tout demeurait en suspens : les communes déclarèrent que y pour elles , ayant feit maintenant tout ce qui était en leur pouvoir^ si le retard entraînait quelque malheur, les lords seuls en répondraient au pays {*). Ceux-ci commençaient à se lasser d'une résistance dont ik prévoyaient non-seulement la vanité , mais le terme prochain. Sur ces entrefeites , le mar<{uis d'Argyle arriva d'Écossç : presbytérien quant à l'Ëglise 9 il penchait en politique vers des inten^ tions plus hardies ; et les indépendants , Yane et Cromwell surtout y contractèrent bientôt avec lui d'intimes relations. Argyle d'ai^eurs avait à venger de récentes injures : esprit souple et profond, d'une activité passionnée, mais plus ferme dans le conseil que sur le champ de bataille, il n'avait assisté naguère que du milieu du lac d'Inverlochy à la déi^ite des Écossais par Montrose , et sa barque avait pris la fuite dès que, sur le bord, il

(0 Pari. Hist., t. III, col. 350-351»

1^) Le 31 m«rs1645. /6td.

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